Présentation

Dans le contexte de place croissante de la donnée dans les stratégies, organisations et recrutements publics, il est apparu indispensable de disposer d’une évaluation qualitative et quantitative des besoins de compétences et d’expertise en la matière, ainsi que des réponses à y apporter à court et moyen terme. Une mission a été conduite entre février et juin 2021 par une équipe conjointe de la direction interministérielle du numérique (DINUM/Etalab) et de l’Institut de la statistique et des études économique (Insee).
En se centrant prioritairement sur quatre métiers (data scientist, data analyst, data engineer et data architect), la mission s’est attachée à évaluer qualitativement et quantitativement les expertises disponibles au sein de l’État, les besoins des administrations à court et à moyen terme et la capacité à faire face à l’accroissement de ces besoins.
Les résultats de ces travaux viennent alimenter directement la feuille de route ministérielle en matière de données, algorithmes et codes sources du ministère de la transformation et de la fonction publiques : certaines des recommandations ont d’ores et déjà été intégrées à la feuille de route et un plan d’action viendra préciser les suites données. Ce rapport nourrira par ailleurs la mission relative aux corps techniques (Mines, Ponts, Eaux et Forêts, Armement et Insee) lancée le 2 septembre dernier par le Premier ministre.
Les douze recommandations formulées portent sur des actions destinées

  • à faciliter le recrutement et la fidélisation de ces compétences, tant parmi les fonctionnaires que grâce à des recrutements externes,
  • à améliorer les processus RH,
  • à développer la formation ainsi que la mise en réseau, notamment en renforçant les liens entre statistique publique et administrateurs ministériels des données.
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Sommaire

Synthèse
Liste des recommandations
Introduction

Chapitre 1 : Enjeux

1.1 Les données, levier de transformation des politiques publiques
1.1.1 Les orientations interministérielles, notamment initiées par la DINUM, et leur faible articulation avec la statistique publique
1.1.2 Des mesures d’accompagnement
1.1.3 Des efforts à poursuivre

1.2 Un sujet RH identifié au titre des métiers en tension du numérique
1.2.1 Un constat partagé mais sans approche spécifique des métiers de la donnée
1.2.2 De premières initiatives

1.3 Le besoin d’une réponse à la hauteur des enjeux

Chapitre 2 : Les métiers de la donnée

2.1 Qu’est-ce que l’expertise en donnée ?

2.2 Les différents métiers de la donnée

2.2.1.1 Data engineer et data architect, des informaticiens experts de la donnée
2.2.1.2 Data analyst, data scientist et statisticien, des spécialistes du traitement de données
2.2.1.3 Des métiers de gouvernance


2.3 Quelles sont les spécificités de ces métiers ?
2.3.1 Les experts des données, des métiers numériques parmi d’autres ?
2.3.1.1 Une indéniable dimension numérique...
2.3.1.2 … mais avec des spécificités

2.3.2 Des prérequis indispensables mais qui peuvent faire défaut
2.3.2.1 Les données
2.3.2.2 Les infrastructures et l’environnement de travail
2.3.2.3 L’acculturation des administrations à la donnée


2.4 Des exigences particulières et des risques à prévenir
2.4.1 La nécessité de comprendre et d’adapter les méthodes au problème posé
2.4.2 Les risques à ne pas appréhender les biais des données
2.4.3 Un enjeu d’équité incontournable
2.4.4 L’isolement du data scientist est un facteur de risque

2.5 Une compétence difficile à évaluer
2.5.1 Au moment du recrutement
2.5.2 Et sur les résultats

Chapitre 3 : Répondre à la croissance du besoin de compétences

3.1 Une nette montée en puissance depuis 2017
3.1.1 Des projets qui se multiplient
3.1.2 Des recrutements en nette augmentation au cours des dernières années

3.2 Une enquête qui permet pour la première fois de dresser un tableau des compétences « data » au sein de l’État
3.2.1 Des besoins fonctionnels couvrant un large spectre
3.2.2 Des profils très divers pour un effectif global de 2 000 experts
3.2.3 Hors Insee et SSM, un recours légèrement minoritaire à des fonctionnaires
3.2.3.1 De forts contrastes dans les profils d’experts
3.2.3.2 Les data scientists beaucoup moins souvent fonctionnaires
3.2.3.3 Une différence très significative entre les ministères

3.2.4 Des équipes qui se structurent de façon relativement diffuse
3.2.5 Des métiers particulièrement en tension
3.2.6 Une forte croissance anticipée dans les deux prochaines années
3.2.7 Une montée en puissance aussi chez les opérateurs

3.3 Les limites du vivier de fonctionnaires spécialisés sur les métiers de la donnée
3.3.1 Les corps de l’Insee
3.3.2 Les autres grands corps
3.3.3 Les corps techniques
3.3.4 Une répartition contractuels / prestataires / fonctionnaires subie plutôt qu’organisée

3.4 Alimenter un vivier de fonctionnaires
3.4.1 S’appuyer sur les corps de l’Insee pour le métier de data scientist
3.4.2 Passer par d’autres filières pour les métiers de data analyst et data engineer

3.5 Activer l’ensemble des leviers dans une approche métier

Chapitre 4 : Vers une gestion dynamique des compétences

4.1 Des compétences utilisées mais encore peu pilotées

4.2 Un enjeu de fidélisation des profils d’experts de la donnée
4.2.1 Un intérêt à prolonger les contractuels
4.2.2 Encore trop peu de recours aux contrats à durée indéterminée
4.2.3 Des difficultés à fidéliser les profils d’experts de la donnée

4.3 Recommandations
4.3.1 Traiter la spécificité des métiers de la donnée au sein de la filière numérique
4.3.2 Développer des processus RH ciblés
4.3.3 Expérimenter une fonction de référent métier en interministériel
4.3.4 Développer le travail entre pairs

Chapitre 5 : Un rôle des services statistiques ministériels repensé

5.1 Le développement de l’exploitation des données à des fins opérationnelles interroge le rôle des services statistiques ministériels
5.1.1 Rôle et compétences des services statistiques ministériels
5.1.1.1 Des missions traditionnelles exercées dans un cadre rigoureux
5.1.1.2 Pour certains SSM, une expression plus large de leurs missions

5.1.2 Positionnement des services statistiques ministériels vis-à-vis des besoins d’exploitation des données au sein des ministères
5.1.2.1 De nouvelles activités émergentes
5.1.2.2 Une limite éthique et juridique à ces nouvelles activités
5.1.2.3 Des relations le plus souvent distantes avec les administrateurs ministériels des données


5.2 Les évolutions à l’oeuvre dans les instituts de statistique étrangers

5.3 Recommandations
5.3.1 Promouvoir une offre de services
5.3.2 Clarifier les rôles et développer les collaborations avec les AMD et les services chargés du numérique
5.3.3 Ouvrir des possibilités de mobilité des experts des SSM vers les pôles ministériels ou interministériel de data science

Liste des annexes
Annexe 1 : Lettre de mission
Annexe 2 : Liste des personnes rencontrées
Annexe 3 : Bibliographie
Annexe 4 : Méthodologie du traitement des offres de la place de l’Emploi Public
Annexe 5 : Questionnaires de la mission
Annexe 6 : Liste des répondants à l’enquête
Annexe 7 : Modélisation du nombre de recrutements dans les années à venir
Annexe 8 : Organisation des services statistiques ministériels
Annexe 9 : Les compétences « données » des directions du numérique dans les ministères
Annexe 10 : Glossaire

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 83 pages

Édité par : Premier ministre

Collection :

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