Présentation

La loi du 26 juillet 2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire à la fonction publique a modifié le statut de la fonction publique sur de nombreux points : égalité entre les hommes et les femmes lors du recrutement, lutte contre les discriminations ainsi que le harcèlement sexuel ou moral, élargissement de l'accès à la fonction publique des ressortissants communautaires, maintien des droits des salariés en cas de reprise d'une activité par une personne publique et lutte contre la précarité des agents contractuels (notamment par l'interdiction d'employer pendant plus de six ans des agents en contrat à durée déterminée - CDD -, ces agents devant se voir proposer un contrat à durée indéterminée - CDI - à l'issue de cette durée). La plupart de ces dispositions n'ont pas posé de problèmes d'application, même si elles ont nécessité un grand travail d'adaptation des statuts particuliers des divers corps et cadres d'emplois. L'introduction de CDI dans la fonction publique s'est révélée plus compliquée à mettre en oeuvre en oeuvre en raison de la difficile coexistence d'un système fondé sur le statut et de contrats régis par un système de l'emploi. Les auteurs rappellent à ce propos la nécessité d'un encadrement législatif et réglementaire dont les modalités restent à définir. Ils recommandent en outre que les éventuelles améliorations de la gestion des agents en CDI soient précédées d'une réflexion plus vaste sur la place de ces agents au sein du secteur public.

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Sommaire

INTRODUCTION
 

I. –– LES MESURES FAVORISANT L’ÉGAL ACCÈS À LA FONCTION PUBLIQUE SANS DISTINCTION DE SEXE OU DE NATIONALITÉ

A. LE RENFORCEMENT DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES
1. L’alignement des droits des mères et des pères de famille en matière d’accès à la fonction publique 
2. L’alignement des droits des mères et des pères de famille en matière de congés et la lutte contre les discriminations
 
B. L’ÉLARGISSEMENT DE L’ACCÈS DES RESSORTISSANTS COMMUNAUTAIRES AUX EMPLOIS PUBLICS
1. L’ouverture des corps aux ressortissants communautaires
2. L’élargissement des possibilités de détachement sur un emploi public

 

II. –– LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ AVEC LA CRÉATION DE CONTRATS À DURÉE INDÉTERMINÉE

A. LA RECONDUCTION DE CONTRATS À DURÉE DÉTERMINÉE (CDD) EN CONTRATS À DURÉE INDÉTERMINÉE (CDI)
1. Les conditions de reconduction d’un contrat en CDI 
 a) Le renouvellement du contrat au-delà de six ans
 b) Les dispositions applicables aux agents recrutés avant la loi du 26 juillet 2005 
 c) La transformation en CDI des contrats des agents non titulaires âgés de plus de cinquante ans
 
 
B. LA NÉCESSITÉ DE RÉFORMER LA GESTION DES AGENTS CONTRACTUELS

1. Les lacunes de la loi du 26 juillet 2005 
2. Des aménagements par décret ou par voie législative
a) Les agents non titulaires de l’État
b) Les agents non titulaires des collectivités territoriales
 
3. Des difficultés persistantes
 
C. UN BILAN CONTRASTÉ
1. La création des CDI n’a pas résolu tous les problèmes de précarité dans la fonction publique
a) Les contrats correspondant à des emplois non permanents ne sont pas concernés par la transformation en CDI 
b) Les contrats à durée déterminée cumulés pendant six ans doivent présenter un caractère de continuité 
c) La situation particulière des collaborateurs de cabinet 

2. La mise en conformité avec les règles communautaires
3. Les craintes d’un accroissement du recours aux agents contractuels sont apparues infondées

 

III. –– LE TRANSFERT DES PERSONNELS D’UNE ENTITÉ PRIVÉE DONT L’ACTIVITÉ EST REPRISE PAR UNE PERSONNE PUBLIQUE

A. UN DISPOSITIF LÉGISLATIF COMPLEXE MAIS INCOMPLET 
1. Le choix de retenir un régime de transfert différent du régime du code du travail
2. Les lacunes du dispositif 
 
B. L’APPLICATION DE LA LOI SE CARACTÉRISE PAR UNE INSÉCURITÉ JURIDIQUE LIÉE À DES DIFFICULTÉS D’INTERPRÉTATION 
1. Une application encore limitée
2. La difficile identification des « clauses substantielles » du contrat de travail et leur articulation avec le droit de la fonction publique 
a) La définition des « clauses substantielles » du contrat antérieur 
b) La primauté du droit de la fonction publique sur les clauses substantielles du contrat antérieur

 
 

CONCLUSION
PROPOSITIONS DU RAPPORTEUR ET DU CO-RAPPORTEUR
EXAMEN EN COMMISSION
SUIVI DES TEXTES D’APPLICATION
PERSONNES ENTENDUES PAR LE RAPPORTEUR ET LE CO-RAPPORTEUR
 

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Fiche technique

Autre titre : Renforcer les droits de agents publics et réduire la précarité

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 47 pages

Édité par : Assemblée nationale

Collection :

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