La politique du handicap : la mise en oeuvre de l'accessibilité universelle

La politique en direction des personnes en situation de handicap s’est construite progressivement au cours du XXe siècle. Il n’est plus question aujourd'hui d’assistance charitable mais de solidarité nationale. Après le droit à réparation, puis le droit à la rééducation, le principe de non discrimination se substitue à celui de réadaptation.

La société se compose de modes d’être différents, et la vie se conjugue au pluriel... (in "Lettre au Président de la République sur les citoyens en situation de handicap, à l’usage de ceux qui le sont et de ceux qui ne le sont pas") par Julia Kristeva, 2003.

L’intégration des personnes handicapées est définie comme une obligation nationale par la loi d’orientation du 30 juin 1975. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées prend acte de l’évolution du regard de la société sur le handicap. L’objectif d’une accessibilité totale de la société à tous les handicaps et l’instauration du droit à compensation en sont les piliers essentiels mais non exclusifs.

Vers l'accessibilité universelle

La loi du 11 février 2005 donnait dix ans aux établissements recevant du public (ERP) pour devenir accessibles.

Fin 2012, à trois ans de l’échéance, un peu plus de 30% de ces établissements étaient accessibles. Outre le dispositif des agendas d’accessibilité programmée (Ad’Ap), institué par une ordonnance de 2014, l‘État utilise d'autres leviers pour amplifier l'accessibilité.

La protection des personnes handicapées

La loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs a été saluée comme une avancée dans la reconnaissance des droits des personnes les plus vulnérables. 

Vivre son handicap

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