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© Jonathan Stutz - stock.adobe.com

Première réunion du "Conseil de paix" de Donald Trump : les Européens en observateurs

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

Le 19 février 2026, les représentants de plusieurs pays se réunissent à Washington pour la première réunion du "Conseil de paix", une organisation créée à l'initiative de Donald Trump. Instrument de négociation politique, organisme de communication conçu en concurrence à l'ONU, diplomatie individualisée... les contours de ce Conseil restent flous.

Le 19 février 2026, se tient, à Washington, la réunion inaugurale du "Conseil de paix" (Board of peace), une organisation officiellement lancée par le président des États-Unis, Donald Trump, en janvier 2026. Sa Charte fondatrice a publiquement été signée par Donald Trump le 22 janvier 2026 en marge du Forum économique mondial à Davos. Le texte de la Charte n'a toutefois pas été rendu public mais a été envoyé avec les lettres d'invitation aux États choisis par Donald Trump comme des participants potentiels.

Combien de pays de l'UE au Conseil de paix ?

Des pays comme l'Argentine, l'Indonésie, le Pakistan, le Kazakhstan, l'Arabie Saoudite, l'Arménie, la Turquie ou encore le Maroc ont signé la Charte. La plupart des États membres de l’Union européenne (UE) ont rejeté une adhésion formelle et ont émis des réserves juridiques concernant et sa Charte et sa gouvernance.Il y a aussi certains pays européens comme le Danemark qui n'ont pas reçu d'invitation.

Sur les 27 États membres de l'UE, la Hongrie et la Bulgarie sont les deux seuls pays à avoir accepté l’invitation du président Donald Trump. Ces deux pays participent donc en tant que membres du Conseil à la réunion de Washington du 19 février 2026. Cinq États membres de l'UE ont annoncé y participer en tant que pays "observateurs" et non pas en tant que pays membres. Il s'agit de l’Italie, de la Roumanie, de la République tchèque, de la Grèce et de Chypre

La Commission européenne pour sa part sera représentée par la commissaire à la Méditerranée, Dubravka Šuica. "La Commission européenne ne devient pas membre du Conseil de paix, nous participons à cette réunion précisément dans le cadre de notre engagement de longue date en faveur de la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza, ainsi que pour prendre part aux efforts internationaux visant à soutenir la reconstruction et la relance après-guerre à Gaza", a déclaré un porte-parole de la Commission. 

Un "Conseil de paix", pour faire quoi ?

Le projet de "Conseil de paix" s’inscrit dans un contexte diplomatique marqué par la volonté du président Donald Trump, de proposer une nouvelle architecture internationale de gestion des crises. Les États-Unis avaient proposé la création d’un Conseil de paix, initialement limité à la reconstruction de Gaza. Mais il est désormais conçu comme une organisation internationale chargée d’assurer la paix mondiale selon des règles rompant avec la diplomatie traditionnelle.

Les éléments contenus dans le projet de Charte, transmis aux États invités à participer confirment l'évolution vers la création d’une organisation internationale dotée de compétences larges en matière de paix, de stabilité et de gouvernance post-conflit.

La nouvelle instance est présentée comme une réponse aux limites perçues par Donald Trump face aux mécanismes multilatéraux existants.