Selon un communiqué de la Commission européenne du 12 juin 2026, "tous les États membres ont convenu d'ouvrir le premier groupe de chapitres dans le cadre des négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie".
Dans cette optique, le 15 juin 2026, a eu lieu une conférence intergouvernementale pour lancer formellement les négociations sur le premier ensemble de chapitres de négociations consacré aux fondamentaux (État de droit, démocratie, lutte contre la corruption) en vue d’une adhésion de l’Ukraine et de la Moldavie à l’Union européenne (UE).
Depuis 2024, le processus en vue d'une adhésion de l'Ukraine était bloqué par la Hongrie dont le Premier ministre alors en place, Viktor Orbán, était opposé à la poursuite des discussions. Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, qui a succédé à Victor Orbán avait posé comme préalable à une reprise des discussions, une reconnaissance des droits linguistiques, éducatifs, culturels et politiques de la minorité hongroise vivant dans l'ouest de l'Ukraine. Un accord global avec l’Ukraine sur le sujet a été annoncé.
Un long processus
Comme le souligne Toute l'Europe, plusieurs étapes seront nécessaires avant une éventuelle adhésion. La première étape est de s'assurer que les pays candidats à l'adhésion à l'UE respectent les critères de Copenhague (État de droit et économie de marché fonctionnelle). Vient ensuite l’adoption de 35 chapitres sur des acquis communautaires dans différents domaines (environnement, agriculture, justice, sécurité…).
Chaque étape de la négociation nécessitera l’accord unanime des 27 pays membres. Ces étapes ont nécessité 6 ans pour l’intégration de la Croatie dans l’UE tandis que le dossier du Monténégro, ouvert il y a 15 ans, est toujours en cours.
Quelles réticences ?
Concernant le dossier ukrainien, les réticences de certains pays de l'UE pourraient porter sur la puissance agricole de l’Ukraine, "grenier à blé de l’Europe".
Le dossier de l’adhésion moldave comporte également comme difficulté majeure le statut séparatiste de la région de Transnistrie (10% du territoire) qui est soutenue par la Russie depuis plus de 30 ans.