L'étude publiée le 15 septembre 2026 par le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) porte sur la faculté des élèves du secondaire et du supérieur à s'insérer dans le monde professionnel trois ans après la fin des études selon qu'ils ont suivi une formation publique ou privée.
L'alternance, un moyen pour accéder plus facilement à l'emploi
À la sortie du secondaire, les jeunes issus de l’enseignement privé ont des débuts de carrière plus favorables que les sortants de l’enseignement public avec une probabilité d’accéder à l’emploi des jeunes issus de l’enseignement privé supérieure de 13 points à celle des sortants du public. Après prise en compte des profils sociodémographiques des jeunes, cet écart n'est plus que de +6%. Selon le Céreq, l'avantage apparent du privé semble s'expliquer plus "par un recours plus fréquent à l'alternance".
Après un enseignement supérieur court, les sortants du privé bénéficient de meilleures chances d’accéder à l’emploi. Mais dans l’enseignement supérieur, court comme long, ce sont les formations par alternance du secteur public qui offrent de meilleures trajectoires d’insertion que celles observées après l’alternance du secteur privé indique le Céreq.
Profils et salaires en fonction du secteur de fin d'études
S’agissant de la voie scolaire, les sortants du secteur privé sont nettement plus favorisés socialement que leurs homologues issus du public. En revanche, ce n’est pas le cas dans le privé en alternance. Parmi les alternants, la différence de caractéristiques sociodémographiques entre sortants du public et du privé est peu marquée à la sortie du secondaire et du supérieur long. D'ailleurs, à la sortie du supérieur court, le profil social des alternants est même moins favorisé dans le privé que dans le public.
Le salaire médian à l’embauche est globalement plus élevé après le privé. Ainsi, à la sortie du secondaire, il est de 1 429 euros après le passage par le privé et de 1 350 euros après le public. Toutefois, à la sortie de l’enseignement supérieur court, cet écart est moins marqué puisque le salaire médian est respectivement de 1 512 euros après le privé et de 1 500 euros après le public. Mais, à la sortie de l’enseignement supérieur long, cet écart augmente à nouveau avec un salaire de 2 029 euros après le privé et de 1 896 euros après le public.
Cet avantage salarial en faveur du privé qui s’observe initialement disparaît lorsque l’on tient compte de l’effet propre du profil sociodémographique souligne le Céreq. Il s'inverse même si l’on tient compte de l’effet du parcours scolaire.