Protection de l'environnement : le rôle de transmission des 55-75 ans

Réalisée pour l'Ademe, une étude sur la connaissance des sujets environnementaux des jeunes seniors de 55 à 75 ans (les "jeuniors") souligne leur rôle dans la transmission des gestes écologiques. Mais, cette étude révèle aussi que la sensibilisation des "jeuniors" aux pratiques environnementales provient plutôt de leurs enfants et petits-enfants.

Une petite fille avec son grand-père faisant du jardinage.
La génération des "jeuniors" assurent la transmission des éco-gestes à leurs enfants et petits-enfants. Cela relève plus souvent d'un sens civique et d'une certaine sobriété que d'une "conscience environnementale". © Yakobchuk Olena - stock.adobe.com

Les "jeuniors" ont pris conscience tardivement des enjeux environnementaux : leur enfance et leur vie d'adulte se sont déroulées dans un contexte de "consommation insouciante", souligne l'étude du 30 mars 2022 réalisée pour l'Agence de la transition écologique (Ademe). Aujourd'hui, ils modifient leur mode de consommation (circuits courts, par exemple), à condition de conserver leur confort. Au-delà des gestes et pratiques responsables (économiser l'eau, acheter local, par exemple), l'enquête révèle une "faible" connaissance des défis environnementaux, en particulier sur le changement climatique qui est "minoré".

Des "petits gestes" civiques

Plus de la moitié des "jeuniors" se déclarent engagés sur les questions environnementales, selon l'étude. D'ailleurs, pour 40% d'entre eux, ils sont plus engagés que les générations précédentes et "initiateurs" de la transition écologique.

L'enquête souligne que leur implication, faite de "petits gestes", relève plus d'un sens civique et d'une certaine sobriété que d'une "conscience environnementale", comme en témoignent les pratiques citées, notamment :

  • les économies d’eau et d’énergies justifiées par des motifs économiques ;
  • une alimentation locale, la consommation de produits frais, voir bio, la marche à pied liées au maintien en bonne santé.

La génération des "jeuniors" assurent néanmoins la transmission des éco-gestes à leurs enfants et petits-enfants.

Une transmission familiale

Les pratiques respectueuses de l'environnement sont initiées et transmises dans le cercle familial, selon l'enquête.

Les "jeuniors" transmettent à leurs petits-enfants, comme ils le faisaient auprès de leurs enfants, les gestes responsables, en particulier par des activités partagées :

  • lutter contre le gaspillage alimentaire (à 92%) ;
  • faire des économies d’électricité (92%) et d’eau (90%) ;
  • se promener à pied dans la nature (pour 80%), jardiner (pour 77%) ou réparer des objets (pour 55%).

Leurs enfants sont à l'origine de leur sensibilisation à l'environnement pour 53% d'entre eux. Leurs petits-enfants les incitent aussi à dépasser les "petits gestes" du quotidien en faisant des remarques sur la consommation d’emballages plastiques (bouteilles d’eau) ou l’usage d’un véhicule essence ou diesel, par exemple.

Cependant, c'est l'école qui doit jouer un rôle de sensibilisation pour près de neuf "jeuniors" sur dix.