Rapport du Giec d'avril 2022 : quelles solutions face au réchauffement climatique ?

Le 4 avril 2022, les experts du climat de l'ONU qui font partie du Giec ont publié un nouveau rapport consacré aux solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces préconisations ont pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré celsius comme cela avait été convenu avec l'Accord de Paris en 2015.

Énorme incendie en zone forestière.
Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), rédigé par des centaines de scientifiques, a été approuvé par 195 pays. © Amphon - stock.adobe.com

Remplacement des énergies fossiles, captage de CO2, limitation des émissions de méthane, réduction de la demande énergétique... Le troisième volet du rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) se penche notamment sur les différentes pistes à suivre afin de limiter au maximum le réchauffement climatique par rapport à l'ère pré-industrielle.

Ce rapport fait suite au deuxième volet du sixième rapport d’évaluation du Giec publié le 28 février 2022 qui portait sur les effets, les vulnérabilités et les capacités d’adaptation à la crise climatique. Quant au premier volet, en date d'août 2021, il concluait que le changement climatique était plus rapide que prévu.

Une énergie moins carbonée

Afin de limiter la hausse mondiale des températures, les experts du Giec suggèrent de remplacer les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des sources d'énergie bas-carbone ou neutres (hydroélectricité, photovoltaïque, éolien...).

Face à ce constat, le Giec considère également nécessaire de mettre en place des techniques d'élimination du dioxyde de carbone (plantations d'arbres, extraction du CO2 de l'atmosphère...).

Dans le même temps, les experts du Giec évoquent le problème des émissions de méthane (un autre gaz à effet de serre très puissant) à la fois par le biais de la production d'énergies fossiles mais aussi des élevages d'animaux.

 

Une réduction de la demande énergétique

Par ailleurs, les experts du Giec préconisent d'autres modifications structurelles permettant de réduire la demande énergétique. Cette plus grande sobriété passerait à la fois par :

Parmi les autres pistes, le rapport souligne également l'importance de limiter tout type de gaspillage (en particulier le gaspillage alimentaire).

Enfin, face au développement des villes (70% de la population mondiale en 2050), les experts du Giec estiment important de repenser le fonctionnement futur des zones urbaines "grâce à une consommation d'énergie réduite (par exemple en créant des villes compactes et piétonnes), à l'électrification des transports en combinaison avec des sources d'énergie à faibles émissions et à une meilleure absorption et stockage du carbone en utilisant la nature".