Cérémonie de commémoration du 19 mars 1962 dans les discours publics

Depuis la loi du 6 décembre 2012, le 19 mars a été institué journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Le 19 mars est le jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.

Soixante ans après la fin de la guerre d'Algérie, la date de l’hommage national aux morts en Algérie continue de faire débat, notamment entre représentants des rapatriés et Harkis d'une part, associations d’anciens combattants d’autre part.

Dans le cadre du devoir de mémoire, une politique commémorative a été lancée afin de pacifier les mémoires, faire perdurer le souvenir et transmettre l’histoire de ces événements qui se sont déroulés en Algérie entre 1954 et 1962. Dans son rapport remis le 20 janvier 2021 à Emmanuel Macron, l’historien Benjamin Stora recommande la mise en place d’une commission "Mémoire et vérité" chargée de proposer des initiatives mémorielles communes entre la France et l’Algérie. De même, Benjamin Stora préconise en particulier de commémorer différentes dates symboliques en lien avec la guerre d'Algérie comme le 19 mars (cessez-le-feu en Algérie après les accords d'Évian), le 25 septembre (hommage aux Harkis) ou encore le 17 octobre (répression de la manifestation des travailleurs algériens en France).

Dans ce contexte, Vie-publique.fr propose une sélection de discours autour de la question des victimes de la guerre d’Algérie et du choix de la date du 19 mars comme date de commémoration.

À partir de 2012

Cinquante ans après la fin de la guerre, le secrétaire d’État aux anciens combattants, Marc Laffineur, annonçait que l’État n’organiserait pas de commémoration du cessez-le-feu du 19 mars 1962 entre la France et le FLN algérien.

"Aussi, le 19 mars ne peut pas être une commémoration nationale. Car, précisément, le 19 mars divise. Si je peux comprendre que cette date marque la satisfaction de soldats à retrouver leurs foyers, rien ne peut faire oublier que cette date marque pour vous le début d'un drame personnel, familial. Je n'oublie pas non plus que des dizaines de milliers de harkis et de pieds-noirs ont été tués dans les semaines et les mois qui suivirent les accords d'Évian. Alors, par respect pour les victimes, par respect pour les familles, par respect pour vous, la Nation ne peut pas et ne doit pas se rassembler le 19 mars."

Plus de 10 ans après avoir été déposée à l’Assemblée Nationale, le Parlement a pourtant adopté une loi en 2012, qui vise à reconnaître à la guerre d’Algérie son caractère central dans la construction de l’identité française moderne et assurer une transmission apaisée de sa mémoire aux générations futures. Pour cela, a été instituée, le 19 mars, date symbolique et historiquement significative, une journée nationale du souvenir et de recueillement dédié à toutes les victimes de ce conflit, civiles comme militaires. François Hollande sera le premier président de la République à assister à cette journée de commémoration. Cette célébration, le 19 mars 2016, fera l’objet d’une tribune dans Le Figaro où des personnalités politiques protestent contre sa participation.

D'autres déclarations publiques des membres du gouvernement :

Avant 2012