Covid-19 : coopération renforcée en Europe face à la deuxième vague

Déploiement de tests antigéniques, reconnaissance mutuelle des tests nationaux, préparation d’une campagne européenne en matière de vaccin... L'UE prévoit de nouvelles mesures pour combattre la pandémie. Tandis que les confinements en Europe se multiplient, l'Union élabore aussi des règles communes pour continuer à pouvoir se déplacer dans l'UE.

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Masque de protection Covid posé sur un drapeau européen.
La Commission européenne propose de mobiliser 100 millions d’euros pour acheter des tests rapides de détection d’antigènes et de les distribuer aux États membres. © Jaroslav Moravcik - stock.adobe.com

Le 29 octobre 2020, le président du Conseil européen, Charles Michel, a convoqué une réunion informelle des dirigeants européens. En parallèle, la Commission européenne a présenté, le 28 octobre 2020, une communication sur les "mesures supplémentaires en réaction à la Covid-19". Elle y propose de nouvelles coopérations pour faire face à la pandémie au niveau européen.

Dépistage, traçage et vaccination

Le virus se propage à nouveau rapidement sur le continent européen. Les systèmes de santé se retrouvent sous pression. Dans ce contexte, la Commission redouble les efforts pour mettre en place des mesures coordonnées et :

  • propose de mobiliser 100 millions d’euros pour acheter des tests rapides de détection d’antigènes avant de les distribuer aux États sur la base d’une stratégie de distribution bien définie ;
  • demande aux pays de l'UE de présenter jusqu’à la mi-novembre leurs stratégies nationales de dépistage pour être opérationnels à la fin du mois de novembre ;
  • aidera les États à développer des applications nationales de recherche de contacts compatibles au niveau européen.

La Commission négocie et conclut par ailleurs des contrats d’achat anticipés avec les fabricants de vaccins. Les dirigeants ont identifié quatre domaines dans lesquels la coopération en matière de vaccination doit être développée et harmonisée. L’Union souhaite :

  • une répartition équitable entre les pays de l'UE ;
  • des critères communs pour déterminer les groupes prioritaires ;
  • une coordination logistique sur le stockage et la distribution ;
  • une communication commune sur les vaccins.

Des pays européens qui se reconfinent

Au sein de l’Union européenne, les confinements se multiplient depuis octobre 2020.

Le 21 octobre, l’Irlande a été le premier pays à mettre en place de nouvelles mesures très strictes pour limiter les déplacements de ses citoyens. Les Portugais sont en partie reconfinés depuis le 23 octobre. Le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche ont pris de mesures similaires au reconfinement mis en place depuis le 30 octobre 2020 par la France. Les autorités italiennes font le choix d'un "semi-confinement". Le gouvernement espagnol a décrété l’état d’alerte sanitaire mais a écarté, à ce jour, un confinement à domicile. Un confinement partiel a été établi à Athènes et dans d’autres grandes villes grecques à partir du 3 novembre.

Les Pays-Bas pour leur part soumettent les voyageurs à un régime de quarantaine.

Dans le même temps, la Commission est en train d’élaborer, avec les États, des approches communes en matière de protocole de dépistage pour les voyageurs ainsi que des règles de quarantaine cohérentes fondées sur des critères communs. L'objectif de la Commission est en effet de :

  • garantir la circulation des citoyens en cas de raisons impératives ;
  • éviter de mettre l’économie européenne encore plus sous pression.