Ukraine, Moyen-Orient, compétitivité, marché unique, défense et sécurité européennes, multilatéralisme, migrations, protection des mineurs sur internet... Les conclusions du Conseil européen, réuni le 19 mars 2026 à Bruxelles, ont été publiées le 20 mars 2026.
Conflit au Moyen-Orient et prix de l'énergie
Concernant la situation en Iran et au Moyen-Orient, le Conseil européen appelle toutes les parties :
- à une désescalade et à une retenue maximale ;
- à la protection des civils et des infrastructures civiles ;
- au plein respect du droit international.
Il demande également un moratoire sur les frappes contre des installations énergétiques et hydriques.
Face aux récents pics des prix des combustibles fossiles importés, le Conseil réaffirme que "la transition énergétique reste la stratégie la plus efficace pour parvenir à l'autonomie stratégique de l'Europe, renforcer la résilience, faire baisser les prix de l'énergie de manière structurelle, et fournir l'énergie propre, abondante et locale nécessaire pour alimenter l'économie de demain."
Dans l'immédiat, le Conseil européen souligne la nécessité d'une réponse coordonnée et :
- invite la Commission à proposer des mesures temporaires ciblées pour faire face aux pics récents des prix des combustibles fossiles importés découlant de la crise au Moyen-Orient ;
- invite la Commission à présenter, au plus tard en juillet 2026, une révision du système d'échange de quotas d'émission (SEQE), en vue de réduire la volatilité du prix du carbone et d'atténuer ses effets sur les prix de l'électricité ;
- appelle les institutions de l'Union européenne à se mettre d'accord, en 2026, sur des mesures concernant les réseaux, en renforçant notamment les interconnexions, aux niveaux national et transeuropéen ;
- engage les États membres et la Commission à accélérer la mise en œuvre du programme de l'union de l'énergie à l'horizon 2030, afin de permettre rapidement une électrification accrue et abordable.
Situation et avenir de l'Ukraine
Le Conseil européen réaffirme son "soutien à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues" et déclare que "l'avenir de l'Ukraine et de ses citoyens se trouve au sein de l'Union européenne".
Il condamne fermement la Russie pour son ciblage systématique et délibéré d'infrastructures civiles et énergétiques ukrainiennes (spécifiquement les installations de chauffage et d'électricité).
Il estime essentiel de développer l'industrie ukrainienne de la défense, y compris à travers la coopération industrielle dans le domaine de la défense entre l'UE et l'Ukraine.
Le Conseil européen espère l'adoption rapide du vingtième train de sanctions.
Il réaffirme l'importance :
- de continuer à réduire les recettes énergétiques de la Russie ;
- d'entraver son système bancaire ;
- de faire obstacle aux opérations de la flotte fantôme russe.