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© STRINGER / AFP

COP17 biodiversité : des engagements aux actes ?

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

Du 19 au 30 octobre 2026, la COP17 biodiversité a lieu à Erevan, en Arménie. La mise en œuvre des engagements pris lors de la COP15 et le financement des actions constituent les principaux enjeux de ce sommet.

Tous les deux ans, la conférence des parties pour la convention sur la diversité biologique (COP biodiversité) se réunit. Elle a pour but d'encourager la prise de mesures permettant la préservation et l'utilisation durable de la biodiversité, qui regroupe l'ensemble des milieux naturels (océans, forêts...), les formes de vie (animaux, plantes, bactéries...) et leurs interactions.

Des priorités urgentes

L'objet principal de la COP17 biodiversité est de faire le bilan à mi-parcours des engagements pris en 2022 lors de la COP15 biodiversité de Konming-Montréal. L'engagement majeur de ce sommet était la protection de 30% des terres et des mers de la planète d'ici à 2030.

Dans la déclaration d'Erevan, publiée avant le début de la COP17, les parties réaffirment les engagements pris lors de la COP15 et soulignent la nécessité d'obtenir des avancées fondées sur les résultats.

De plus, elles affirment que "la santé et l'intégrité de la Terre exigent une réponse urgente et collective".

António Guterres, le Secrétaire général des Nations unies, s'appuie sur le rapport de l'ONU sur l'état de l'action en faveur de la biodiversité pour préciser que les ressources consacrées à la biodiversité sont inférieures aux 200 milliards de dollars annuels prévus dans l'engagement de 2022. Il ajoute que plus de 571 milliards de dollars d'investissement par an seraient nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de biodiversité.

Il appelle donc à une plus grande mobilisation du secteur privé, des gouvernements et de la société.

Les positions de la France et de l'UE

En amont du sommet, la France a présenté sa position et ses ambitions.

Elle souhaite que la COP17 puisse permettre à la biodiversité d'être mieux intégrée dans les politiques publiques. En ce sens, elle considère que la protection de la biodiversité nécessite davantage de financements. Ceux-ci seraient issus du secteur privé ou de nouveaux pays contributeurs.

L'Union européenne (UE) a exprimé sa volonté de poursuivre ses investissements dans la biodiversité. Elle souligne que le montant de ses financements internationaux consacrés à la biodiversité devrait atteindre les 7 milliards d'euros en 2027 (contre 3,5 milliards d'euros en 2021).

Teresa Ribera, vice-présidente exécutive chargée d'une transition propre, juste et compétitive, indique que la COP17 biodiversité d'Erevan doit être celle "des résultats probants, non des promesses". Elle ajoute que la protection et la restauration de la biodiversité constituent un investissement pour l'avenir, "pas un coût".

L'UE partage enfin l'ambition de la France concernant la traduction des engagements de la COP15 en actions concrètes et le besoin d'accélérer la mise en œuvre du cadre posé lors de la COP15 de Kunming-Montréal.