| La LOLF : un modèle managérial de gestion par la performance |
Adoptée à la quasi unanimité au Parlement, la LOLF est la constitution financière de l’État. Elle détermine les règles relatives au budget et aux comptes, à leur présentation, à leur vote, à leur exécution ainsi qu’à leur contrôle. La LOLF apporte des innovations, autant pour la gestion publique que sur le plan politique : - la loi vise à donner plus d'autonomie aux gestionnaires pour l'affectation des ressources financières, en échange d’une responsabilité managériale plus importante. Elle introduit la notion de fongibilité asymétrique des crédits : à l’intérieur de chaque programme, le responsable de programme peut en théorie affecter les crédits entre les différentes actions et les différents titres, mais aussi en leur sein, sous réserve de ne pas dépasser le plafond des dépenses de personnel. Autre mécanisme, le dialogue de gestion permet au responsable de programme de décliner les objectifs en budgets opérationnels de programme (BOP), qui sont confiés à des responsables. À tous les échelons, les gestionnaires reçoivent davantage d'autonomie et de responsabilité par rapport aux choix d’affectation de la ressource financière au regard des objectifs attendus ;
- la loi entend revaloriser le rôle du Parlement. Le Parlement peut modifier la répartition des dépenses entre programmes au sein d’une même mission, qui est l’unité de vote, dès lors que cela n’en augmente pas le volume global figurant dans le projet du gouvernement. Le contrôle exercé par le Parlement est renforcé en matière d'évaluation de la bonne utilisation des crédits, dans une logique de performance. C'est la mission confiée aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement bénéficie également de l’assistance de la Cour des comptes dans sa mission de contrôle des finances publiques.
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