Dans une déclaration publiée le 2 septembre 2026, l'Union européenne (UE) et ses États membres se sont à nouveau prononcés en faveur du multilatéralisme et du respect du droit international et des juridictions qui veillent à son application.
Attachement de l'UE au droit international et au multilatéralisme
La déclaration de l'UE intervient dans un contexte international tendu : guerre en Ukraine, ingérences en Europe de la Russie dont la dernière remonte à août 2026, guerre à Gaza et crise au Moyen-Orient...
Le droit international et les institutions qui en assurent le respect font parallèlement l'objet de contestations vives, comme l'illustre l'exemple récent des nouvelles sanctions émises par les États-Unis contre la Cour pénale internationale (CPI). L'UE souligne la contribution de cette juridiction à la lutte contre l'impunité des auteurs de crimes graves et estime nécessaire de préserver son indépendance, son impartialité et son fonctionnement. Concernant le règlement pacifique des différends, le rôle "essentiel" de la Cour internationale de justice (CIJ) est également rappelé.
L'Union et ses États membres réaffirment que le respect du droit international est essentiel pour assurer l'application de ses grands principes, notamment la souveraineté et l'intégrité territoriales des États. Le rôle de l'Organisation des Nations unies (ONU) dans le maintien de la paix et de la sécurité y est qualifié d'"indispensable".
Plusieurs actions sont mentionnées pour faire respecter le droit international et renforcer le système multilatéral :
- coopérer activement avec les acteurs de la scène internationale (organisations régionales, ONU...) ;
- financer durablement l'ONU et son système de protection des droits de l'Homme ;
- protéger les institutions (notamment les juridictions internationales) qui garantissent le respect du droit international ;
- poursuivre les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l'Homme ;
- soutenir le processus de réforme de l'ONU, notamment l'initiative "ONU80", lancée en mars 2025 par le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Soutien de l'UE aux programmes de l'ONU
Plusieurs programmes et engagements de l'ONU sont mis en lumière par l'UE dans sa déclaration.
Le "pacte pour l'avenir", approuvé par les États membres des Nations unies en septembre 2024, vise à susciter un "nouveau départ en ce qui concerne le multilatéralisme". Le Pacte et ses annexes recensent diverses mesures concernant la gouvernance mondiale, la paix et la sécurité internationale, le développement durable, la transition numérique... Ce pacte appelle notamment à élargir le Conseil de sécurité des Nations unies afin d'assurer une représentation géographique équitable et réformer le droit de veto dont disposent aujourd'hui les États membres permanents. L'UE réaffirme à ce sujet l'importance d'encadrer le recours au veto "en cas d'atrocités de masse".
L'Agenda 2030, adopté en 2015 par l'ONU, fixe quant à lui 17 Objectifs de développement durable (ODD) pour lutter contre la pauvreté, préserver la planète et réduire les inégalités.
L'UE salue également le travail quotidien mené par les diverses agences et organismes des Nations unies, notamment sur le plan humanitaire.