Qu'est-ce qu'une commune ?

Collectivités territoriales

Temps de lecture  3 minutes

Infographie Podcast Quiz

L’essentiel

  • La commune est la collectivité de base la plus répandue sur le territoire. 
  • Elle est administrée par le maire et le conseil municipal. 
  • Elle exerce de nombreuses compétences, principalement en matière d'urbanisme, de logement, d'action sociale.

En détail

La commune constitue l'une des trois grandes catégories de collectivités territoriales avec les départements et les régions. La commune est la collectivité qui agit sur le plus petit territoire. 

Les communes connaissent une organisation administrative unique, quelle que soit leur taille. Depuis la loi municipale de 1884, elles sont gérées par le conseil municipal et par le maire. Le conseil municipal est élu au suffrage universel direct. Le maire est élu par le conseil municipal.

Au 1er janvier 2026, selon le bulletin d'information statistique de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), la France (Hexagone et outre-mer) compte un total de 34 875 communes. Ce chiffre diminue ces dernières années en raison des fusions de communes. 97% des communes comptent moins de 10 000 habitants, 42 communes ont une population supérieure à 100 000 habitants.

Commune ou municipalité ?

Le décret du 14 décembre 1789 a érigé en municipalités "toutes les communautés d’habitants" (paroisses, villages, bourgs) qui existaient au moment de la Révolution française. Le terme commune remplace celui de municipalité en 1793. Le terme de "municipalité" reste employé dans le langage courant pour désigner l'organe délibérant (le conseil municipal) et l'organe exécutif (le maire) d’une commune (voire dans un sens plus restreint uniquement l'exécutif).

Les communes bénéficient de la compétence générale pour gérer toute affaire d’intérêt communal, ce qui n’empêche pas que de nombreuses lois leur confient des compétences identifiées dans les domaines les plus variés :

  • urbanisme et maîtrise des sols (plan local d’urbanisme, sous réserve de la compétence des établissements publics de coopération intercommunale, ou EPCI, et des métropoles, délivrance des permis de construire) ;
  • logement notamment la gestion du parc locatif social par l’autorisation, la mise en œuvre ou la subvention foncière d’actions ou opérations d'aménagement permettant la réalisation de logements locatifs sociaux ;
  • aide sociale, par le biais des centres communaux d’action sociale (CCAS) ;
  • gestion des écoles élémentaires et maternelles. La commune gère les écoles publiques sur son territoire. Elle a la propriété des locaux. Elle gère les crédits d'équipement, de fonctionnement et d'entretien des écoles ;
  • organisation de l'accueil du jeune enfant (article L214-1-3 du code de l'action sociale et des familles) :
    • dans toutes les communes : recensement des besoins des familles et des modes d'accueil disponibles sur leur territoire, information et accompagnement des familles ;
    • dans les communes de plus de 3 500 habitants : planification du développement et soutien de la qualité des modes d'accueil ;
  • culture et patrimoine ;
  • tourisme et sport (campings, équipements sportifs, offices du tourisme).

Le champ des compétences des communes a cependant tendance à diminuer au profit des intercommunalités. 

En image

  • Le conseil municipal : le maire et ses adjoints (élus par le conseil municipal) ; les conseillers municipaux.
    Le conseil règle, par ses délibérations, les affaires de la commune :
  • Vote du budget communal.
  • Création et suppression de services publics et emplois municipaux.
  • Action économique (aide à l'installation d'entreprises).
  • Action sociale (gestion des crèches, services aux personnes âgées).
  • Gestion du patrimoine communal (éclairage urbain, dénomination des voies...).
  • Gestion des écoles maternelles et élémentaires.
Qu'est-ce qu'une commune ? - plus de détails dans le texte suivant l’infographie
  • Le conseil municipal : le maire et ses adjoints (élus par le conseil municipal) ; les conseillers municipaux.
    Le conseil règle, par ses délibérations, les affaires de la commune :
  • Vote du budget communal.
  • Création et suppression de services publics et emplois municipaux.
  • Action économique (aide à l'installation d'entreprises).
  • Action sociale (gestion des crèches, services aux personnes âgées).
  • Gestion du patrimoine communal (éclairage urbain, dénomination des voies...).
  • Gestion des écoles maternelles et élémentaires.

Podcast

Commune et intercommunalité : quelles compétences ? (3/5)

12 décembre 2025   - Temps de lecture  14 min

Patrice : Bonjour à tous, Bonjour Léa 

Léa : Bonjour Patrice

Patrice : Après l’élection présidentielle, les élections municipales constituent, l’autre temps fort de la vie politique française. Le maire reste en effet l’élu préféré des Français, celui auquel, selon les études d’opinion, ils font le plus confiance. 

Les prochaines « municipales », auront lieu les 15 et 22 mars 2026, pour mieux en comprendre les enjeux, « L’Actualité de la vie publique » vous propose une nouvelle série de 5 épisodes consacrée à ces élections.

Patrice : Au sommaire de ce troisième épisode : commune et intercommunalité, quelles compétences ? 

Patrice : Première question, Léa, à quand remonte la création des communes en France ? 

Léa : Sous l’Ancien régime, la France est un royaume catholique dont le territoire est 
organisé sur la base de circonscriptions territoriales ecclésiastiques, gérées par l'Église. Ces « divisions ecclésiastiques » - qui correspondent aux anciens diocèses - sont 
eux-mêmes divisés en « paroisses ». Au fil du temps, la paroisse devient une subdivision administrative et c’est la Révolution française qui modifie cette organisation territoriale. Le décret du 14 décembre 1789, crée sur le territoire des anciennes paroisses, 44 000 municipalités baptisées « communes » qui correspondent à la plus petite division 
administrative française. Une semaine plus tard, la loi du 22 décembre 1789 crée un nouvel échelon territorial : le département. Par comparaison, la région est une 
collectivité territoriale relativement récente, puisqu’elle voit le jour à la fin du XXe siècle avec la loi de décentralisation du 2 mars 1982. 

 

Patrice : Il y a donc différents échelons de collectivités territoriales. Comment sont réparties les compétences entre elles ? Comment décide-t-on que telle compétence sera attribuée à la commune ou que telle autre le sera au département ou à la 
région ?

Léa : Rappelons d'abord Patrice que les collectivités territoriales sont liées entre elles. Une commune est dans un département qui se situe lui-même dans une région. C’est un peu le principe des poupées russes !

Mais pour autant, une collectivité territoriale ne peut pas exercer de tutelle c'est-à-dire un pouvoir de dépendance - sur une autre. C'est ce qu'on appelle le principe de « libre administration » qui est inscrit dans la Constitution. 

Ce principe signifie aussi que l’État lui-même ne peut pas exercer de tutelle sur les 
collectivités territoriales. 

Patrice : Alors concernant plus particulièrement la commune, comment les 
compétences de la commune sont-elles définies ?

Léa : La commune a une capacité d'intervention générale sans qu’il soit nécessaire que la loi énumère ses attributions. C'est ce qu'on appelle la « clause générale de 
compétence ». Cette clause générale de compétence traduit la capacité d’initiative de la commune. Pour que ce principe puisse s’appliquer, il faut réunir deux conditions : d’une part, l’existence d’un intérêt public local, d’autre part que le domaine d’intervention ne relève pas d’une compétence exclusive de l’État ou d’une autre collectivité territoriale.

La commune est la seule des collectivités territoriales qui dispose aujourd’hui de cette clause générale de compétence. La loi dite « Notre » pour Nouvelle organisation 
territoriale de la République du 7 août 2015 l’a en effet supprimée pour le département et la région. Depuis cette date, c’est la loi qui attribue à ces deux collectivités des 
domaines de compétences spécifiques. 

Patrice : Vous nous avez précisé, Léa, la manière dont sont définies les 
compétences de la commune. Alors quels sont ses grands domaines 
d’intervention ?

Ces domaines sont très vastes mais on peut néanmoins citer :

• La gestion des écoles maternelles et primaires ;

• Dans le domaine de l’action sociale et de la santé par exemple :

- L’attribution de l’aide sociale facultative comme le secours aux familles en difficulté par le biais des centres communaux d’action sociale ;

- Le recueil des informations utiles à l’intervention des services sociaux et sanitaires auprès des personnes âgées et des personnes handicapées ; 

- La gestion du fonds d’aide aux jeunes en difficulté ;

- Le gestion du parc locatif social, les offices HLM ; 

- Ou encore l’attribution d’aides pour l’installation ou le maintien de professionnels de santé dans les zones déficitaires en offres de soins.

• Autres domaines de compétence : l’organisation et l’accueil du jeune enfant ;

• Et citons aussi les autres champs d’intervention importants que sont : l’économie à 
travers la participation à l’aide aux entreprises en difficulté, comme lors de l’épidémie de Covid-19, l’urbanisme avec la délivrance des permis de construire individuels, l’emploi et l’insertion professionnelle par exemple la participation des communes aux Maisons de l’emploi.

• N’oublions pas non plus, la sécurité, à travers l’exercice de la police municipale, l’action 
culturelle et sportive par exemple la possibilité d’accorder des subventions aux associations et aux clubs, l’environnement et le patrimoine, le funéraire, etc. 

Patrice : Alors pour intervenir dans tous ces domaines, la commune a besoin de moyens 
financiers importants,de quelles ressources dispose-t-elle ?

Léa : Pour cela, les communes disposent de trois grands types de ressources : 

• D’abord, la fiscalité locale qui comprend les impôts locaux. Depuis la suppression de la taxe d’habitation, qui n’est désormais perçue que sur les résidences secondaires, il s’agit 
essentiellement des taxes foncières et de certains impôts économiques : cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ou taxe sur les surfaces commerciales, ainsi que de taxes diverses comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

• Ensuite, les communes bénéficient également des dotations de l’État comme la Dotation 
globale de fonctionnement que reçoivent toutes les communes, la Dotation générale de 
décentralisation qui financent les transferts de compétences aux collectivités locales et 
également une fraction de la TVA : la TVA est devenue une importante ressource de 
compensation pour les collectivités locales. 

• Enfin, troisième type de recettes : les produits des services générés par les services assurés par la collectivité et facturés à l’usager dans le domaine de l’enfance, de la jeunesse, de la culture ou des transports, ainsi que les produits des domaines, donc là, il s’agit principalement de loyers, de permis de stationnement, etc.

Patrice : Revenons un instant Léa sur la question de la taxe d’habitation, dont on rappelle qu’elle a été suppriméepour tous les usagers sur la résidence principale, depuis le 1er janvier 2023. Quel a été l’impact de cette suppression sur le budget des communes ?

Léa : Alors cette taxe représentait environ 25 % des recettes liées aux impôts locaux, qui 
eux-mêmes peuvent constituer jusqu’à 60 % des recettes de fonctionnement des communes. Donc la décision de supprimer la taxe d’habitation représentait potentiellement un manque à gagner important pour le budget communal. C’est pourquoi la loi de finances de 2020 a instauré à titre de compensation le transfert aux communes d’une fraction de la TVA et de la part de la taxe foncière perçue par les départements, plus précisément la taxe foncière sur les propriétés bâties – la TFPB. Désormais, chaque commune reçoit les recettes de TFPB que son département prélevait auparavant sur les locaux du territoire communal.

Patrice : Est-ce qu’une commune peut-elle partager des compétences avec un département ou une région ?

Léa : Oui Patrice, c’est possible ! En réalité, les domaines dans lesquels la commune partage ses compétences avec le département et/ou la région sont mêmes très nombreux ! 

Pour ne citer que quelques exemples : l’action sociale et la santé, l’enseignement, le 
développement économique, l’environnement et le patrimoine, l’action culturelle, le logement, l’habitat, etc. 

Par exemple dans le cas des établissements d’enseignement scolaire : c’est la commune qui a la responsabilité de la construction et de la gestion des écoles maternelles et élémentaires, le 
département est chargé des collèges et la région des lycées.

Patrice : Il existe également un échelon administratif institué dans le cadre de la coopération intercommunale placé au-dessus de la commune mais qui n'a pas pour autant le statut de collectivité territoriale : c’est ce que l’on appelle 
l’intercommunalité. De quoi s’agit-il exactement ?

Léa : L’intercommunalité c'est une forme de coopération entre les communes, c'est pour ça qu'on parle aussi de coopération intercommunale. 

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Eh bien, cela signifie que les communes peuvent se regrouper. Et pourquoi le font-elles ? Eh bien elles le font dans le but de 
gérer en commun des équipements qui sont très lourds à financer ou à gérer. Comme une piscine ou un réseau de transport urbain. Dans ce cas, il s’agit d’une 
intercommunalité de gestion.

Mais l'intercommunalité peut également concerner des communes qui se regroupent pour élaborer en commun des projets de développement économique, d'urbanisme ou d’aménagement d’un territoire plus vaste que celui de la commune. Dans ce cas, on ne parle pas d’intercommunalité de gestion, mais d’intercommunalité de projet. 

Dans les deux cas, l’intercommunalité est gérée par un EPCI un établissement public de coopération intercommunale.

Patrice : Mais pour quelles raisons les communes sont-elles obligées à se regrouper ? 

Léa : La principale raison est de résoudre les problèmes posés par ce que l’on appelle l’émiettement communal de la France. L'émiettement communal, c'est le fait que notre pays compte un très grand nombre de communes : près de 35 000. Pour vous donner une idée, cela représente environ 38 % de l’ensemble des communes de l’Union 
européenne ! Ces communes françaises sont souvent petites, voire très petites et 
disposent donc de moyens - humains et financiers - limités, ce qui en complique la 
gestion et le développement.

Patrice : Donc les communes n’ont pas le choix. En fait, il est obligatoire d'être membre d'une intercommunalité ?

Léa : Oui, c’est ça Patrice ! Toutes les communes appartiennent à une intercommunalité ! À l'exception de quatre : il s'agit de communes insulaires qui bénéficient d’une 
dérogation législative donc elles ne sont donc pas tenues d'appliquer la règle 
commune : l’île d’Yeu, l’île de Bréhat, l’île de Sein et l’île d’Ouessant.

Patrice : Pour agir, ces communes qui se regroupent ont besoin de moyens 
financiers, comment est-ce qu'elles financent la coopération intercommunale ?

Léa : Eh bien comme je vous l’ai expliqué le regroupement de communes au sein d’EPCI, peut répondre à deux objectifs très différents :

  • Dans le cas d’une intercommunalité de gestion, quand les communes se regroupent pour gérer certains services publics locaux, l'EPCI n'a pas de ressources propres, ce sont les communes membres qui contribuent à financer l'établissement public. 

     

  • Lorsqu’en revanche, les communes se regroupent pour conduire ensemble des 
    projets de développement local donc dans le cadre d’une intercommunalité de 
    projet, la coopération intercommunale est beaucoup plus intégrée. Dans ce cas, l'EPCI dispose de recettes fiscales directes, c'est-à-dire que l'EPCI perçoit des impôts 
    directement, et donc il bénéficie d’une fiscalité qui lui est propre.

Patrice : Le fait que les communes se regroupent dans un EPCI, est-ce que cela 
signifie qu'elles transfèrent toutes leurs compétences à l'EPCI ?

Léa : Non ! Mais rappelons d'abord une chose importante : c'est que l'EPCI n'a pas les mêmes compétences que la commune. Celle-ci, je vous le rappelle bénéfice de la clause générale de compétence. Ce qui veut dire, comme nous l’avons dit tout à l’heure, que les communes disposent de compétences qui leur sont propres et étendues et ce ne sont pas des compétences attribuées par la loi. 

Les EPCI ne disposent pas de cette clause générale de compétence. C'est la loi qui leur attribue des compétences spécifiques. 

Concernant maintenant les compétences transférées par les communes à l'EPCI, eh bien il faut savoir que dès lors qu'une commune transfère une compétence à l'EPCI, elle n'est alors plus compétente pour agir dans ce domaine. 

C'est pour cela qu'il faut définir très clairement quelles sont les compétences transférées à l'EPCI et celles qui demeurent au sein de la commune. Ces décisions relèvent des 
différents conseils municipaux et communautaires ou de la loi.

Patrice : Est-ce que le fonctionnement des EPCI ainsi que le transfert obligatoire de compétences aux intercommunalités ne soulèvent pas certaines difficultés pour les maires des communes membres ?

Léa : Eh bien des études publiées notamment par l’AMF (l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité) rendent compte en effet du sentiment de dépossession qu’éprouvent de nombreux maires face à l’évolution de 
l’intercommunalité. Beaucoup d’élus, en particulier des communes rurales disent avoir du mal à trouver leur place au sein des conseils communautaires (contraintes de temps, problème de représentativité, etc.) et une part significative d’entre eux souhaitent une révision de la carte intercommunale afin de retrouver des compétences perdues. La loi du 27 décembre 2019 « Engagement dans la vie locale et proximité de l’action 
publique » rééquilibre le rôle des communes et des maires au sein des EPCI. Elle institue un pacte de gouvernance pour améliorer les relations entre les intercommunalités et les maires. Cette loi a également apporté certains aménagements concernant le transfert obligatoire des compétences « eau et assainissement » : obligation qui a finalement été supprimée par une loi du 11 avril 2025. Enfin, la loi 3DS du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale introduit davantage de souplesse dans le 
fonctionnement des communes et des intercommunalités. Les communes peuvent 
désormais transférer des compétences « à la carte » à leur intercommunalité. Le principe de subsidiarité est également renforcé : l’exercice de la compétence « voirie » est soumis à la reconnaissance d’un intérêt communautaire, et les possibilités de restitution aux communes de la compétence « tourisme » sont élargies.

Patrice : Alors concernant la gouvernance des EPCI maintenant. Comment 
fonctionne un EPCI ? Qui le gère ou l'administre ? Est-ce que les personnes qui sont à la tête de l'EPCI sont élues ?

Léa : Alors commençons par le mode de désignation des membres de l'EPCI. Les membres de l'EPCI sont appelés "conseillers communautaires", ils sont élus dans toutes les communes mais selon des modalités différentes : dans les communes de 1000 
habitants et plus, ils sont élus en même temps que les conseillers municipaux, donc les conseillers se présentent pour un mandat de conseiller municipal et de conseiller 
communautaire le même jour mais figurent sur deux listes distinctes lors du scrutin ; dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés dans l’ordre du tableau : d’abord le maire, puis le 1er adjoint, etc.

Maintenant concernant le mode de fonctionnement des EPCI les plus intégrés 
c'est-à-dire ceux à fiscalité propre : les conseillers communautaires siègent au sein du conseil communautaire qui fonctionne pour l’essentiel exactement comme le conseil municipal. C'est lui qui règle les affaires qui sont de la compétence de l’EPCI. Il vote 
également le budget ou les délégations de gestion d’un service public, car on peut 
déléguer la gestion d'un service public à une entreprise. 

Et celui qui est à la tête de l'exécutif de l'EPCI, c'est-à-dire celui qui administre l'EPCI : c'est le président de l’EPCI. Il prépare et il exécute les délibérations du conseil, donc les décisions qui sont arrêtées par le Conseil. Il ordonne les dépenses, il est également le chef des services de l’EPCI et c'est lui qui représente l'EPCI en justice lorsque c'est 
nécessaire. Il est assisté de vice-présidents auxquels il peut déléguer une partie de ses fonctions et qui vont l'aider dans l'exécution de ses tâches. 

Patrice : Merci Léa pour toutes ces explications ! Les compétences de la commune, ses relations avec les autres collectivités territoriales et le fonctionnement et les objectifs des EPCI sont beaucoup plus clairs maintenant pour nous. C’est la fin de cet épisode !

Dans le prochain, nous nous intéresserons à une catégorie d’EPCI particulière, créée il y a une quinzaine d’années : les métropoles.

Vous pouvez réécouter gratuitement ce troisième épisode sur vos plateformes préférées et notre chaîne YouTube. N’hésitez pas à vous y abonner !

Et pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site internet vie-publique.fr et nos réseaux sociaux.

On se retrouve très bientôt ! Au revoir « Léa », au revoir à toutes et à tous !

Léa : Au revoir !

 

Testez vos connaissances

Quiz : Le maire et la commune

QUIZ

Quiz : Le maire et la commune Étape 1 sur 10

Score : 0

Qui peut voter aux élections municipales dès lors qu'il est inscrit sur les listes électorales ?

Bonne réponse

Pour pouvoir voter aux élections municipales, il faut être de nationalité française ou être citoyen d'un pays membre de l’Union européenne, être âgé d’au moins 18 ans la veille du 1er tour de scrutin, jouir de ses droits civils et politiques, être inscrit sur les listes électorales de la commune.

Mauvaise réponse

Pour pouvoir voter aux élections municipales, il faut être de nationalité française ou être citoyen d'un pays membre de l’Union européenne, être âgé d’au moins 18 ans la veille du 1er tour de scrutin, jouir de ses droits civils et politiques, être inscrit sur les listes électorales de la commune.

Quiz : Le maire et la commune Étape 2 sur 10

Score : 0

À quel âge peut-on devenir maire ?

Bonne réponse

Le candidat doit avoir 18 ans et être de nationalité française. Un conseiller municipal ressortissant européen ne peut pas être élu maire ou adjoint.

Mauvaise réponse

Le candidat doit avoir 18 ans et être de nationalité française. Un conseiller municipal ressortissant européen ne peut pas être élu maire ou adjoint.

Quiz : Le maire et la commune Étape 3 sur 10

Score : 0

Qui élit le maire ?

Bonne réponse

Le maire est élu par et au sein du conseil municipal, au scrutin secret et à la majorité absolue pour les deux premiers tours de scrutin, et à la majorité relative si un troisième tour est nécessaire.

Mauvaise réponse

Le maire est élu par et au sein du conseil municipal, au scrutin secret et à la majorité absolue pour les deux premiers tours de scrutin, et à la majorité relative si un troisième tour est nécessaire.

Quiz : Le maire et la commune Étape 4 sur 10

Score : 0

Quelle est la durée du mandat de conseiller municipal ?

Bonne réponse

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans, et sont renouvelés intégralement au mois de mars de l’année électorale concernée.

Mauvaise réponse

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans, et sont renouvelés intégralement au mois de mars de l’année électorale concernée.

Quiz : Le maire et la commune Étape 5 sur 10

Score : 0

Comment est fixé le nombre de conseillers municipaux ?

Bonne réponse

Le nombre de conseillers municipaux varie selon la taille de la commune : de 7 conseillers pour les communes de moins de 100 habitants, à 69 pour les communes de 300 000 habitants ou plus.

Mauvaise réponse

Le nombre de conseillers municipaux varie selon la taille de la commune : de 7 conseillers pour les communes de moins de 100 habitants, à 69 pour les communes de 300 000 habitants ou plus.

Quiz : Le maire et la commune Étape 6 sur 10

Score : 0

À quel rythme le conseil municipal doit-il se réunir ?

Bonne réponse

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre et l’ordre du jour, fixé par le maire, doit être communiqué avant le début de la séance. Celle-ci est ouverte au public sauf si l’assemblée décide le huis clos ou si le maire exerce son pouvoir de "police des séances", notamment en cas d’agitation, et restreint l’accès du public aux débats.

Mauvaise réponse

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre et l’ordre du jour, fixé par le maire, doit être communiqué avant le début de la séance. Celle-ci est ouverte au public sauf si l’assemblée décide le huis clos ou si le maire exerce son pouvoir de "police des séances", notamment en cas d’agitation, et restreint l’accès du public aux débats.

Quiz : Le maire et la commune Étape 7 sur 10

Score : 0

Comment le maire doit-il porter l'écharpe tricolore ?

Bonne réponse

Selon l'article D2122-4 du code général des collectivités territoriales, l'écharpe tricolore peut se porter soit en ceinture soit de l'épaule droite au côté gauche. Lorsqu'elle est portée en ceinture, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu en haut. Lorsqu'elle est portée en écharpe, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu près du col, par différenciation avec les parlementaires.

Mauvaise réponse

Selon l'article D2122-4 du code général des collectivités territoriales, l'écharpe tricolore peut se porter soit en ceinture soit de l'épaule droite au côté gauche. Lorsqu'elle est portée en ceinture, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu en haut. Lorsqu'elle est portée en écharpe, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu près du col, par différenciation avec les parlementaires.

Quiz : Le maire et la commune Étape 8 sur 10

Score : 0

Combien y a-t-il de communes en France au 1er janvier 2025 ?

Bonne réponse

Au 1er janvier 2025, la France compte 34 875 communes selon les données de la Direction générale des collectivités locales.

Mauvaise réponse

Au 1er janvier 2024, la France compte 34 935 communes selon les données de la Direction générale des collectivités locales.

Quiz : Le maire et la commune Étape 9 sur 10

Score : 0

Qui sont les conseillers communautaires ?

Bonne réponse

Les conseillers communautaires représentent les communes au sein des organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Selon la loi du 17 mai 2013, dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers communautaires sont élus au suffrage universel direct via un système de fléchage dans le cadre des élections municipales. L'électeur désigne le même jour sur le même bulletin de vote les élus de sa commune et ceux de l'intercommunalité.

Mauvaise réponse

Les conseillers communautaires représentent les communes au sein des organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Selon la loi du 17 mai 2013, dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers communautaires sont élus au suffrage universel direct via un système de fléchage dans le cadre des élections municipales. L'électeur désigne le même jour sur le même bulletin de vote les élus de sa commune et ceux de l'intercommunalité.

Quiz : Le maire et la commune Étape 10 sur 10

Score : 0

Quels sont les principaux impôts et taxes votés par le conseil municipal ?

Bonne réponse

Les principaux impôts et taxes votés par les communes sont : taxe d’habitation sur les résidences secondaires, taxe foncière, contribution économique territoriale (en remplacement de la taxe professionnelle supprimée depuis 2010), taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), mais aussi taxe de trottoirs, taxe de pavage, taxe de séjour...

Mauvaise réponse

Les principaux impôts et taxes votés par les communes sont : taxe d’habitation sur les résidences secondaires, taxe foncière, contribution économique territoriale (en remplacement de la taxe professionnelle supprimée depuis 2010), taxe d’enlèvement des ordures ménagères, mais aussi taxe de trottoirs, taxe de pavage, taxe de séjour...

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