Qu'est-ce que la retraite par capitalisation ?

Le troisième étage du système de retraites est constitué de la retraite supplémentaire qui vient s’ajouter à la retraite de base et la retraite complémentaire.

La retraite supplémentaire se distingue de la retraite de base et de la retraite complémentaire :

  • elle est facultative, quand les deux autres sont obligatoires ;
  • elle fonctionne sur le principe de la capitalisation (le salarié épargne en vue de sa propre retraite), alors que les deux autres répondent au principe de répartition (les cotisations versées par les salariés en activité servent immédiatement à payer les pensions des retraités, tout en ouvrant aux cotisants des droits pour leur retraite future).

La retraite supplémentaire reste assez marginale en termes d’adhésion. En effet, avec 13,6 Md€ collectés en 2019, elle ne représentait que 4,2% de l’ensemble des cotisations versées au titre des trois systèmes de retraite. Quant aux prestations versées, elles sont passées de 2 % de l’ensemble des prestations en 2005 à 2,2% en 2013 et à 2,1% en 2019 (Drees, Les retraités et les retraites. Édition 2021).

La retraite supplémentaire peut être mise en place par une entreprise (on parle alors d’épargne salariale) ou de manière individuelle (on parle alors d’épargne individuelle).
Dans le premier cas, il s’agit d’engagements de retraite pris par un employeur en faveur de ses salariés avec, pour l’entreprise, des avantages sociaux et fiscaux. Dans ses modalités de fonctionnement, elle peut être :

  • soit à "cotisations définies" : l’employeur s’engage à verser régulièrement à un organisme gestionnaire des cotisations dont le montant est fixé à l’avance ;
  • soit à "prestations définies" : l’employeur s’engage sur le montant ou le niveau de retraite perçue par salarié, fixé habituellement en fonction de son ancienneté et de son salaire.

Parmi les dispositifs d’épargne salariale, on trouve entre autres :

  • le Plan d’épargne entreprise (PEE) ;
  • le Plan d’épargne groupe (PEG) ;
  • le Plan d’épargne interentreprises (PEI) ;
  • le Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco).

Dans le second cas, il s’agit principalement de produits d’épargne comme les assurances-vie, le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) ou les contrats "Madelin" destinés aux travailleurs non salariés (artisans, commerçants, industriels, professions libérales et agriculteurs).