On parle d'assurance chômage pour signifier que le système est contributif et financé par des cotisations au même titre, par exemple, que les autres risques couverts par la Sécurité sociale (maladie, maternité, vieillesse...).
Seuls les employeurs versent des cotisations à l'assurance chômage. Les cotisations salariales ont été supprimées pour les salariés au 1er janvier 2019, à l’exception des intermittents du spectacle. Elles ont été remplacées par une participation de l’État au financement de l’assurance chômage ; cette participation prend la forme d’une part de contribution sociale généralisée (CSG) qui lui est affectée.
Les cotisations des employeurs sont fixées à 4% du salaire brut depuis le 1er mai 2025, comme le précise l'Unédic. Le montant des cotisations et des allocations est néanmoins plafonné : la part du salaire soumise à cotisation est limitée à 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 16 020 euros par mois en 2026.
Depuis le 1er septembre 2022, un dispositif de bonus-malus s'applique dans 7 secteurs d'activité en fonction du nombre de fins de contrat de travail enregistrées dans l'entreprise. La contribution patronale peut ainsi être portée à 5,05% (au lieu de 4) ou à 3%.
Dans certains cas, le montant de l'allocation chômage peut évoluer au cours de l'indemnisation. Un mécanisme de dégressivité est prévu pour une partie des allocataires. Ce mécanisme s'applique à compter du 7e mois d'indemnisation d'indemnisation aux demandeurs d'emploi de moins de 55 ans qui perçoivent une allocation journalière élevée.
Lorsque les demandeurs d’emploi arrivent en fin de droits à l'assurance chômage, ils peuvent, sous conditions, bénéficier de dispositifs dits de solidarité gérés par l’État et financés notamment par une partie de la CSG.
Parmi ces dispositifs figure l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Peuvent y prétendre les personnes qui ont épuisé leurs droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) ou à la rémunération de fin de formation (RFF), dès lors qu'elles :
- sont aptes au travail ;
- effectuent des actes positifs et répétés pour retrouver un emploi ou créer/reprendre une entreprise ;
- justifient de 5 ans d’activité salariée (à temps plein ou partiel) dans les 10 ans précédant la fin du contrat de travail à partir de laquelle ont été ouverts leurs droits aux allocations d’assurance ;
- ne dépassent pas un plafond de ressources mensuel fixé à 1363,60 euros pour une personne seule et à 2 142,80 euros pour un couple (plafond en vigueur depuis le 1er avril en 2026).