Comment les dépenses des collectivités territoriales sont-elles réparties ?

Depuis 1982, les dépenses des collectivités territoriales sont en augmentation constante, en raison des nouvelles compétences et des personnels que l’État leur a transférés. On est ainsi passé, hors groupements, de 370 milliards de francs de dépenses en 1982 (soit 56,4 milliards d’euros – Md€) à 196,1 Md€ en 2015 (229 Md€, intercommunalité incluse).

On distingue les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement.

Dépenses de fonctionnement

Les dépenses de fonctionnement sont les plus importantes. Elles concernent les opérations courantes des collectivités territoriales et de leurs groupements. En 2015, elles représentaient 73,4% de leurs dépenses totales avec 168,8 Md€.

Elles regroupent principalement :

  • les frais de rémunération des personnels, qui constituent le premier poste de dépenses (60,1 Md€ en 2015, soit 26,3% des dépenses totales) ;
  • les intérêts de la dette, c’est-à-dire les intérêts des emprunts (4,6 Md€ en 2015, soit 2% des dépenses totales) ;
  • les dépenses d’entretien et de fourniture ;
  • les frais de fonctionnement divers correspondant aux compétences de la collectivité.

Dépenses d’investissement

Les dépenses d’investissement concernent des opérations en capital. Elles comprennent :

  • les remboursements des emprunts (13,9 Md€ en 2015, soit 6,1% des dépenses totales) ;
  • les travaux d’équipement ;
  • les acquisitions immobilières et mobilières.

Les dépenses d’investissement des collectivités en font le premier investisseur public. Elles sont alimentées par des besoins structurels importants (les transports publics urbains par exemple). Elles représentaient 71,1 Md€ en 2013, contre 51,63 Mds en 2003. La volonté de l’État d’associer les collectivités à l’effort national de maîtrise de dépenses se perçoit très nettement par le mouvement de contraction de leurs dépenses d’investissement qui se montaient à 66,9 Md€ en 2014 et 60,2 Md€ en 2015 – deuxième année de baisse consécutive, surtout sensible au niveau communal.