Le financement des syndicats est assuré de plusieurs façons :
- par les cotisations que les adhérents versent à leur syndicat, selon un barème établi proportionnellement à leur salaire. La part de cette contribution varie d’une confédération à l’autre ;
- par les entreprises qui peuvent également contribuer financièrement à l’activité syndicale. La contribution patronale au dialogue social est une cotisation à la charge de l’employeur. Elle est calculée sur l’ensemble des salaires versés par l’entreprise ;
- par les collectivités locales qui peuvent allouer des subventions aux unions locales de syndicats ;
- par le Fonds pour le financement du dialogue social, créé par la loi du 5 mars 2014, notamment pour les activités concourant au développement et à l'exercice des missions d'intérêt général des syndicats. Le fonds est dirigé paritairement par les organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel ;
- par des subventions publiques destinées à financer certaines activités syndicales (formation des conseillers prud'hommes du collège des salariés, formation syndicale…).
Par ailleurs, certaines activités et certains frais de fonctionnement des syndicats sont pris en charge de diverses façons, par exemple par la mise à disposition gratuite de locaux par les collectivités (notamment les bourses du travail).
Dans la fonction publique, des moyens (financiers, humains, matériels) sont alloués par l’État ou par les collectivités aux organisations représentatives dans chaque fonction publique.
En France, la baisse tendancielle du taux de syndicalisation (qui correspond à la part des salariés qui adhèrent à un syndicat) constitue un élément de fragilisation financière des organisations syndicales. D’après une étude de la Dares, le taux de syndicalisation en France hexagonale est passé de 30% en 1949 à 10% en 2019.
Cependant, la part du financement reposant sur les cotisations est difficile à évaluer, de même que celle des autres sources de financement, dont la publication n’était pas une obligation jusqu’en 2008. La garantie de confidentialité des sources de financement des organisations syndicales, comprise dans la loi Waldeck-Rousseau (1884), a été à l’origine de nombreuses critiques et suspicions à l’égard de ces dernières. Pour davantage de transparence, la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et du temps de travail impose l’établissement de comptes annuels par les syndicats. Ceux-ci doivent par ailleurs les rendre accessibles au public sur leur site internet ou sur celui du Journal officiel.