Les citoyens sont, au moins indirectement, les auteurs des lois. Selon la Constitution, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants (les parlementaires) et par la voie du référendum.
Par ces deux modes d’expression, les électeurs sont à l’origine des lois en vigueur. Dans ces conditions, ils sont moralement contraints de les respecter dans leur vie quotidienne. L’auteur, même indirect, d’une loi, ne peut se dispenser de son application.
Les citoyens doivent respecter les lois afin de permettre une vie en société organisée et d’éviter le développement de la loi "du plus fort" par laquelle chacun agirait selon son bon plaisir, sans souci de la règle commune.
Le non-respect des lois constitue toujours une faute qui peut conduire à de lourdes sanctions pénales.
La Constitution, se référant à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, reconnaît la résistance à l’oppression comme un droit imprescriptible (il ne peut pas s'éteindre).
La possibilité d’une désobéissance à la loi n’est envisageable qu’en dernier recours, une fois épuisés tous les moyens légaux de faire valoir une revendication ou une contestation.
Ces moyens sont nombreux :
- droits d’opposition : manifestation ou grève, par exemple ;
- recours juridiques : par exemple, la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) permet à un justiciable de contester une disposition de la loi contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution.