Qui est inscrit sur les listes électorales ?

Après une élection, les chiffres de la participation au vote et de l’abstention sont calculés par rapport aux inscrits sur les listes électorales. Or, il est très approximatif d’assimiler cette catégorie à celle des électeurs potentiels, c’est-à-dire à l’ensemble des citoyens qui remplissent les conditions pour être électeurs (corps électoral). C’est en effet oublier que certains ne font pas les démarches pour s’inscrire. La procédure a pourtant été simplifiée, l’inscription est même désormais automatique pour les jeunes accédant à la majorité qui ont été recensés à 16 ans.

Malgré cela, on estime à plus de 5% la proportion du corps électoral à ne pas figurer sur les listes. Cette auto-exclusion du jeu politique est rarement prise en compte par les commentateurs, elle réduirait encore davantage la part des votants au sein de la population électorale.

Les sociologues s’intéressent également à ceux que l’on appelle les "mal-inscrits", c’est-à-dire ceux qui, à la suite d’un changement de domicile, n’ont pas accompli les formalités nécessaires pour voter là où ils vivent. Ainsi, par exemple, des étudiants, des jeunes salariés, inégalement disposés à rentrer chez leurs parents le jour du scrutin. Plusieurs millions d’électeurs seraient dans ce cas. À chaque élection, selon les enjeux et leur degré d’intérêt, ils effectuent dans des proportions plus ou moins importantes les démarches pour être inscrits au lieu de leur domicile.