La loi impose au témoignage un important formalisme censé pallier la fragilité de ce mode de preuve. Pour être valable, le témoignage, en principe oral, doit être précédé du serment de dire toute la vérité.
La procédure civile admet la production d’attestations manuscrites à condition qu'elles respectent des règles de forme (article 202 du code de procédure civile) : elles doivent notamment contenir les éléments d’identité de l’auteur, certaines mentions manuscrites obligatoires et être accompagnées de la copie d'une pièce d’identité. Le ministère de la justice met à disposition des témoins un formulaire Cerfa.
Un témoin est un individu qui atteste ce qu’il a vu ou entendu devant une juridiction de jugement ou un juge d’instruction.
Les magistrats, les jurés ou la partie civile ne peuvent pas être considérés comme témoins. La partie civile peut toutefois être conduite à livrer sa version des faits.
La loi a retiré la qualité de témoin à certaines personnes :
- les proches des parties au procès (les descendants dans le cadre de la procédure de divorce ou, en matière pénale, les ascendants, descendants et alliés au même degré). Ces derniers peuvent être entendus à titre de simple renseignement, sans prêter serment ;
- les personnes condamnées à une peine d’interdiction de droits. Elles peuvent faire de simples déclarations en dehors de tout serment.
On ne peut pas se constituer une preuve à soi-même en témoignant pour son propre compte.