La présidence du Conseil d’État (art. L. 121-1 CJA) est assurée par le vice-président du Conseil d’État.

Maintenue jusqu'à aujourd'hui, l’appellation « vice-président » est héritière de l’histoire :

  • sous l’Ancien Régime, le chancelier remplaçait le roi pour présider le Conseil d’État ;
  • sous la IIIe République, un vice-président présidait le Conseil d’État en l’absence du garde des Sceaux ;
  • sous la IVe République, le vice-président présidait l’assemblée générale du Conseil d’État en l’absence du chef du Gouvernement et du garde des Sceaux.

Premier fonctionnaire de l’État, le vice-président est placé comme tel dans les cérémonies publiques (art. 2 du décret no 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires) ; traditionnellement, il présente les vœux de l’administration française au président de la République.

Le vice-président dirige l’ensemble de la juridiction administrative ; à ce titre, il préside le Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel (art. L. 232-2 CJA). Il préside également le conseil d’administration de l’École nationale d’administration et celui de l’Institut français des sciences administratives (IFSA).

Le bureau du Conseil d’État comprend, sous la présidence du vice-président, les présidents de la section du contentieux et des six sections administratives (intérieur, finances, travaux publics, sociale, administration, rapport et études) et le secrétaire général du Conseil d’État.

Le secrétaire général du Conseil d’État est un conseiller d’État (ou un maître des requêtes) nommé par décret du président de la République sur proposition du vice-président du Conseil d’État délibérant avec les sept présidents de section. Le Conseil d’État assure sa propre gestion ; son budget et ses personnels ne sont pas gérés par le ministère de la Justice.

« Sous l’autorité du vice-président, le secrétaire général dirige les services du Conseil d’État et prend les mesures nécessaires à la préparation de ses travaux, à leur organisation et à la gestion du corps des membres des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel » (art. R. 121-9 CJA).