Dans quels cas le président de la République peut-il organiser un référendum ?

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L’essentiel

Le référendum peut être utilisé sur le fondement de deux articles de la Constitution qui répondent à deux objectifs différents :

  • la révision de la Constitution (art. 89). Cette procédure a été utilisée une fois pour la réforme de 2000 sur le quinquennat présidentiel ;
  • l’adoption d’une loi (art. 11). Cette procédure a été utilisée 8 fois depuis 1958. 

En détail

Dans le cas d'une révision constitutionnelle telle que décrite à l'article 89 de la Constitution, le président de la République peut soumettre le texte de la révision au référendum. 

Le texte de la révision doit d'abord être voté dans des termes identiques par l'Assemblée nationale et par le Sénat.

Deux cas peuvent ensuite se présenter :

  • la révision constitutionnelle a été proposée par des parlementaires (proposition de révision), le président de la République doit obligatoirement recourir au référendum ;
  • la révision constitutionnelle a été proposée par le Gouvernement (projet de révision), le Président peut, au choix, organiser un référendum ou réunir les parlementaires en Congrès pour l'adoption définitive du texte.

Jusqu'à présent, seul le référendum sur le quinquennat (en 2000) a été organisé selon la procédure de l’article 89.

Les référendums organisés selon la procédure de l’article 11 ont été les plus nombreux (8 à ce jour) sous la Ve République.

Sur la proposition du Gouvernement ou des deux assemblées, ou d’un cinquième des parlementaires soutenus par un dixième des électeurs inscrits (référendum d'initiative partagée), le président de la République peut organiser un référendum pour faire adopter un projet de loi portant :

  • sur l’organisation des pouvoirs publics ;
  • sur des réformes concernant la politique économique, sociale ou environnementale du pays et les services publics qui y participent ;
  • permettant la ratification d’un traité ayant des incidences sur le fonctionnement des institutions.

En 1962, le général de Gaulle a eu recours à l’article 11 pour réviser la Constitution par référendum afin de modifier le mode d’élection du président de la République. Cette procédure, qui permet de soumettre au peuple le texte sans que celui-ci ait été adopté par le Parlement, a été fortement contestée à l’époque, l'article 11 faisant exclusivement à des projets ou propositions de loi  sans envisager la révision de la Constitution. Le recours à l'article 11 pour réviser la Constitution a été justifié par une définition large des "pouvoirs publics".

En vidéo

  • Vie publique vous explique le référendum prévu à l’article 11 de la Constitution.
  • Un référendum vise à demander directement aux citoyens de se prononcer sur un texte ou sur une question.
  • L’article 11 de la Constitution de 1958 permet d’organiser des référendums législatifs sur un projet de loi.
  • Qui décide de l’organisation d’un référendum législatif ?
  • Le président de la République porte cette décision.
  • Mais cette initiative doit reposer sur une proposition du gouvernement ou bien sur une proposition conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat.
  • Quels projets de loi peuvent-être soumis au référendum législatif ?
  • Le texte soumis au référendum peut porter sur :
  • L'organisation des pouvoirs publics.
  • Des réformes sur la politique économique, sociale ou environnementale et aux services publics concernés.
  • L’autorisation de ratifier un traité international.
  • En faveur de quels sujets les électeurs se sont-ils prononcés depuis 1958 ?
  • L'autodétermination en l'Algérie en 1961 et les accords d'Evian en 1962.
  • L’élection du président de la République au suffrage universel direct, également en 1962.
  • Ce référendum a fait l’objet de vifs débats car il s'agissait d'une révision constitutionnelle. Or ces révisions relèvent en principe de l'article 89 de la Constitution.
  • L'adhésion de nouveaux États à la Communauté européenne, comme cela a été le cas pour le Royaume-Uni.
  • Le statut de la Nouvelle-Calédonie en 1988.
  • Ou encore la ratification du "traité de Maastricht" sur l’Union européenne en 1992.
  • Sur quels sujets le "non" l’a-t-il emporté ?
  • Le projet de régionalisation et de réforme du Sénat en 1969, porté par le président de la République, Charles de Gaulle.
  • Le traité pour établir une Constitution européenne, rejeté en 2005.
  • L’article 11 prévoit-il d’autres formes de référendums ?
  • Le référendum d’initiative partagé, qu’on appelle le RIP, est entré en vigueur en 2015.
  • Le RIP permet à des parlementaires, députés ou sénateurs, de provoquer un référendum. 
  • Le RIP porte sur les mêmes domaines que le référendum législatif, hors ratification de traités internationaux.
  • Les parlementaires doivent pour cela obtenir le soutien de 10% du corps électoral, soit environ 4,8 millions de personnes.

Podcast

Le référendum sous la Ve République : histoire, modalités et usage (2/3)

23 septembre 2024   - Temps de lecture  8 min

[GENERIQUE] 

Vous écoutez « L’Actualité de la vie publique », un podcast du site Vie-publique.fr. 

Signature sonore

Patrice : Bonjour à tous, Bonjour « Guillemette » 

Guillemette : Bonjour « Patrice » 

Patrice : Référendum d’initiative partagée (RIP), référendum d’initiative citoyenne (RIC), initiative populaire des lois (IPL)…etc., si le débat concernant les moyens de renforcer la participation des citoyens aux affaires de la cité a été relancé en France ces dernières années, le référendum plonge en réalité ses racines dans un passé très ancien. 
Voici une nouvelle série de « L’Actualité de la vie publique » consacrée à cet instrument de démocratie directe qui suscite de nombreuses critiques mais représente, pour d’autres, un outil susceptible d’améliorer le fonctionnement de la démocratie représentative. 

Au sommaire de ce deuxième épisode : « Le référendum sous la Ve République : histoire, modalités et usage ». 

Patrice : Alors, première question Guillemette, comment le référendum est-il défini dans la Constitution française ? 

Guillemette : Tout d’abord, rappelons que le référendum est une procédure de vote permettant de consulter directement le peuple sur une question. L’article 3 de la Constitution reconnaît le référendum comme l’un des deux moyens d’expression de la souveraineté nationale. Il dispose, je cite : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » Les articles 11, 89 et 72 de la Constitution définissent les trois grands types de référendums. 

[Intervention 1. Patrice : Quels sont-ils ?] 

Guillemette : Le premier, défini à l’article 11, est le référendum législatif. Celui-ci peut porter sur : l'organisation des pouvoirs publics ; la politique économique, sociale ou environnementale de la nation (depuis 1995) ; et sur les services publics qui y concourent. Il peut également porter sur la ratification d’un traité international. Le référendum prévu par l’article 89 est le référendum constituant. Il vise à modifier la Constitution. Enfin, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, il est possible d’organiser des référendums à l’échelle locale. En application de l’article 72, les électeurs d’une collectivité territoriale peuvent décider, par leur vote, de la mise en œuvre ou non d’un projet concernant une affaire locale (par exemple, la création d’une police municipale ou le choix du nom des habitants). 

Patrice : Qui est à l’initiative du référendum en France ? Eh bien Patrice, le droit d’initiative dépend justement du type de référendum. Le référendum législatif est décidé par le président de la République : à la demande du gouvernement ou des deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat) ; à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Dans ce second cas, on parle de référendum d’initiative partagée. En ce qui concerne le référendum constituant, l’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. Le recours au référendum est : obligatoire pour les propositions de lois constitutionnelles (à initiative des parlementaires) ; alors qu’il est facultatif pour les projets de lois constitutionnelles (à l’initiative du Gouvernement). Un projet de loi constitutionnel n’est présenté au référendum que lorsque le président de la République décide de ne pas le soumettre au Parlement réuni en Congrès. 

[Intervention 2. Patrice. Et pour le référendum local ?] 

Guillemette : Le référendum local est toujours à l’initiative de la collectivité locale (commune, département ou région). Si plus de la moitié des électeurs a pris part au scrutin, et que le « oui » réunit au moins 50% des suffrages exprimés, le référendum n’est plus consultatif mais devient contraignant. 

Patrice : Les résultats du référendum sont-ils toujours contraignants ? 

Guillemette : Sous la Ve République, en effet, le référendum a généralement une portée décisionnelle. Une réponse positive au référendum se conclut par la promulgation de la loi constitutionnelle ou ordinaire correspondant au projet, ou par la ratification d'un traité. Par exemple, la victoire du « oui » au référendum du 24 septembre 2000 a donné lieu à la réforme constitutionnelle de 2000 sur le quinquennat. Parfois même, le référendum a eu une portée politique au-delà de la question posée. Par exemple, en 1969, après la victoire du « non » à la proposition de réforme du Sénat et de régionalisation, le président de la République Charles de Gaulle se résout à quitter ses fonctions. L’échec de ce référendum est interprété comme un désaveu de sa personne et de sa politique. Mais la personnalisation du référendum n’est pas systématique. En 2005, par exemple, le « non » au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe n'a pas provoqué de démission du Gouvernement ou du président de la République. 

Patrice : Quelles sont les principales critiques émises à l’encontre du référendum ? 

Guillemette : Certaines critiques portent sur la nature intrinsèque du référendum. Par exemple, le caractère réducteur de la question posée et la réponse, nécessairement binaire (oui ou non), ne permettent pas de trancher des questions complexes. Pour ses détracteurs, le référendum exclut toute forme de nuance et de consensus. Certains pointent également l’incompatibilité du référendum avec la culture et les pratiques du régime parlementaire. Il est en effet difficile de consulter plusieurs fois les citoyens sur un même sujet, ou tout simplement de corriger les erreurs d’un texte adopté par référendum. Au Parlement, à l’inverse, il est très fréquent que des lois soient amendées ou annulées en cas d’alternance politique. 

Patrice : Alors comment expliquez-vous que le référendum soit fréquemment évoqué comme un moyen d’améliorer le fonctionnement de la démocratie représentative ? 

Guillemette : Pour ses promoteurs, le référendum permet en effet de rapprocher les citoyens de la prise de décision et de la fabrique des politiques publiques… A condition, bien entendu, de lui retirer tout caractère plébiscitaire ! En France, il y a un véritable débat autour de l’usage de l’article 11. 

[Intervention 4. Patrice : Vous voulez parler du référendum de 1962 ?] 

Guillemette : Tout à fait Patrice. En 1962, le général de Gaulle souhaitait faire adopter une réforme constitutionnelle visant à modifier le mode de scrutin de l’élection présidentielle. D’après l’article 89, une réforme ne peut être soumise au référendum qu’à condition d’être votée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. D’après l’article 11, en revanche, le président de la République, sur proposition du Gouvernement, peut soumettre au référendum tout projet de loi « portant sur l’organisation des pouvoirs publics ». Sachant le Parlement défavorable à cette réforme, le général de Gaulle a préféré le contourner et s’en remettre à l’article 11. Cette décision a été fortement contestée par ses adversaires politiques, mais aussi de nombreux juristes, qui y voyaient un abus de pouvoir contraire à l’esprit de la Constitution. Vous voyez Patrice, l’un des écueils du référendum en France, c’est qu’il soit utilisé par le pouvoir exécutif au détriment du pouvoir législatif. 

[Intervention 5. Patrice : Pourtant, le référendum peut être aussi à l’initiative des citoyens n’est-ce pas ?] 

Guillemette : En effet depuis la réforme de 2008, un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, soutenus par un cinquième des parlementaires, peuvent initier ce que l’on appelle un référendum d’initiative partagée, RIP. Mais en réalité, il est très difficile de rassembler les soutiens nécessaires. Sous la Ve République, aucun projet de RIP n’a franchi la barre de recevabilité. Par ailleurs, Patrice, il ne faut pas confondre le référendum d’initiative partagée avec le référendum d’initiative citoyenne. Le référendum d’initiative citoyenne, RIC, permettrait de soumettre au référendum une proposition de loi sans l’aval du Parlement. S’il faisait partie des revendications des Gilets jaunes en 2018, il n’est, à ce jour, pas prévu par la Constitution française. 

Patrice : Dernière question Guillemette, a-t-on envisagé récemment des pistes de réforme du référendum ? Oui, par exemple, dans son projet de révision constitutionnelle de 2019, le président de la République Emmanuel Macron envisageait de faciliter l’accès au RIP, en levant certaines limites, et d’étendre le champ du référendum, notamment aux questions de société. Mais cette réforme constitutionnelle n’a finalement pas vu le jour. Toujours est-il que le référendum est un sujet récurrent dans le débat public français : même s’il ne cesse de faire l’objet de critiques, les partis politiques, les think tanks et la société civile ne manquent pas d’idées pour le moderniser. 

Patrice : Merci beaucoup Guillemette ! C’est la fin de cet épisode ! Dans le troisième et dernier épisode, nous nous intéresserons aux modèles de référendums étrangers et aux autres pistes de participation citoyenne. Vous pouvez réécouter gratuitement les deux premiers épisodes de cette série sur vos plateformes préférées et notre chaîne YouTube. N’hésitez pas à vous y abonner ! Et pour en savoir plus, RDV sur notre site internet Vie-publique.fr et nos réseaux sociaux. On se retrouve très bientôt ! Au revoir Guillemette ! 

Guillemette : Au revoir Patrice, au revoir à tous !

Testez vos connaissances

Quiz : Le président de la République

QUIZ

Quiz : Le président de la République Étape 1 sur 10

Score : 0

Quel est le siège de la présidence de la République ?

Bonne réponse

Le Palais de l’Elysée, situé à Paris au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État depuis la IIe République.

Mauvaise réponse

Le Palais de l’Elysée, situé à Paris au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État depuis la IIe République.

Quiz : Le président de la République Étape 2 sur 10

Score : 0

Qui élit le président de la République ?

Bonne réponse

L’élection du président de la République se fait au suffrage universel direct depuis la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962. Ainsi, tous les citoyens français remplissant les conditions de l’article 3 de la Constitution (disposer de la nationalité française, être majeur, jouir des droits civils et politiques et être inscrit sur la liste électorale) peuvent voter à l’élection présidentielle.

Mauvaise réponse

L’élection du président de la République se fait au suffrage universel direct depuis la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962. Ainsi, tous les citoyens français remplissant les conditions de l’article 3 de la Constitution (disposer de la nationalité française, être majeur, jouir des droits civils et politiques et être inscrit sur la liste électorale) peuvent voter à l’élection présidentielle.

Quiz : Le président de la République Étape 3 sur 10

Score : 0

Quelle est la durée du mandat présidentiel ?

Bonne réponse

L'article 6 de la Constitution a été modifié par la loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 pour ramener de sept à cinq ans le mandat du président de la République.

Mauvaise réponse

L'article 6 de la Constitution a été modifié par la loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 pour ramener de sept à cinq ans le mandat du président de la République.

Quiz : Le président de la République Étape 4 sur 10

Score : 0

Combien de mandats consécutifs le président de la République peut-il exercer ?

Bonne réponse

Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, l’exercice de la fonction présidentielle est limité à deux mandats consécutifs.

Mauvaise réponse

Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, l’exercice de la fonction présidentielle est limité à deux mandats consécutifs.

Quiz : Le président de la République Étape 5 sur 10

Score : 0

De quel pouvoir le président de la République dispose-t-il ?

Bonne réponse

Le président de la République dispose uniquement du pouvoir exécutif. Il s’agit du principe de la séparation des pouvoirs.

Mauvaise réponse

Le président de la République dispose uniquement du pouvoir exécutif. Il s’agit du principe de la séparation des pouvoirs.

Quiz : Le président de la République Étape 6 sur 10

Score : 0

Quel a été le premier président de la République élu au suffrage direct ?

Bonne réponse

Le premier président de la République élu au suffrage direct est Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 sous la IIe République. Selon l'article 24 de la Constitution du 4 novembre 1848, le suffrage était "direct et universel" mais, à cette date, les femmes n'étaient pas électrices et ne jouissaient pas de droits civiques.

Mauvaise réponse

Le premier président de la République élu au suffrage direct est Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 sous la IIe République. Selon l'article 24 de la Constitution du 4 novembre 1848, le suffrage était "direct et universel" mais, à cette date, les femmes n'étaient pas électrices et ne jouissaient pas de droits civiques.

Quiz : Le président de la République Étape 7 sur 10

Score : 0

En cas de vacance du président de la République, qui exerce ses fonctions par intérim ?

Bonne réponse

D’après l’article 7 alinéa 4 de la Constitution, en cas de vacance du président de la République (décès, démission ou empêchement), le président du Sénat exerce provisoirement ses fonctions.

Mauvaise réponse

D’après l’article 7 alinéa 4 de la Constitution, en cas de vacance du président de la République (décès, démission ou empêchement), le président du Sénat exerce provisoirement ses fonctions.

Quiz : Le président de la République Étape 8 sur 10

Score : 0

Quelle personnalité politique a été président de la République par intérim ?

Bonne réponse

Alain Poher a été deux fois président de la République par intérim : en 1969 après la démission de Charles de Gaulle et en 1974 après le décès de Georges Pompidou.

Mauvaise réponse

Alain Poher a été deux fois président de la République par intérim : en 1969 après la démission de Charles de Gaulle et en 1974 après le décès de Georges Pompidou.

Quiz : Le président de la République Étape 9 sur 10

Score : 0

Dans quel cas le président de la République peut-il être destitué ?

Bonne réponse

La procédure de destitution du président de la République est définie par l'article 68 de la Constitution selon lequel la procédure peut être déclenchée "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat". Elle peut porter sur le comportement politique mais aussi privé du président, à condition que ses actes aient porté atteinte à la dignité de sa fonction. Elle pourrait être déclenchée en dehors de toute infraction pénale et constitue une sanction politique, et non pénale, du président.

Mauvaise réponse

La procédure de destitution du président de la République est définie par l'article 68 de la Constitution selon lequel la procédure peut être déclenchée "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat". Elle peut porter sur le comportement politique mais aussi privé du président, à condition que ses actes aient porté atteinte à la dignité de sa fonction. Elle pourrait être déclenchée en dehors de toute infraction pénale et constitue une sanction politique, et non pénale, du président.

Quiz : Le président de la République Étape 10 sur 10

Score : 0

Quel cadre juridique confère au président de la République des pouvoirs exceptionnels ?

Bonne réponse

Le cadre juridique conférant au président de la République des pouvoirs exceptionnels est défini à l’article 16 de la Constitution. Dans ce cas, le Président exerce les pouvoirs exécutif et législatif. Il ne faut pas le confondre avec l’état d’urgence et l’état de siège qui sont deux autres dispositifs législatifs bien distincts.

Mauvaise réponse

Le cadre juridique conférant au président de la République des pouvoirs exceptionnels est défini à l’article 16 de la Constitution. Dans ce cas, le Président exerce les pouvoirs exécutif et législatif. Il ne faut pas le confondre avec l’état d’urgence et l’état de siège qui sont deux autres dispositifs législatifs bien distincts.

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