Comment lutter contre la piraterie maritime internationale ?

La lutte contre la piraterie maritime internationale est à la fois préventive, coercitive et répressive. Elle implique d’abord le déploiement de moyens militaires et de dispositifs de renseignement pour sécuriser les voies maritimes à risque, et prévenir les attaques contre les navires marchands ou de particuliers. Cette tâche est habituellement celle des forces maritimes nationales ou internationales (par exemple, l’opération européenne Atalante, menée depuis 2008 dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien).

La lutte contre la piraterie requiert également la possibilité de conduire des opérations militaires visant la libération des navires capturés, ou la poursuite des pirates lorsqu’ils tentent de regagner leurs bases après leur forfait. Ces actions militaires peuvent permettre la libération d’otages, impliquant l’intervention des services de renseignement et de forces spéciales, ainsi qu’une coopération avec les autorités du pays où sont localisées les victimes. À cet égard, le soutien à la formation et à l’équipement des différentes forces des États côtiers concernés et l’organisation d’exercices conjoints sont essentiels.

Enfin, l’action répressive fait également partie de la lutte contre la piraterie, car les criminels doivent pouvoir être jugés et accomplir leurs peines. La coopération internationale est ici encore indispensable. Cela nécessite un travail en étroite collaboration avec les responsables des opérations militaires maritimes et les autorités judiciaires locales. La communauté internationale vise ainsi à développer les dispositifs législatifs, judiciaires et carcéraux pour réprimer la piraterie, tout en favorisant une coopération régionale. Des actions judiciaires à l’encontre des pirates capturés peuvent également être entreprises dans les pays dont sont originaires les victimes (exemple du procès des pirates somaliens en France en 2016).