Qu'est-ce que l'aide publique au développement ?

L’aide publique au développement (APD) correspond à l’ensemble des apports en ressources financières (dons, prêts) accordés à des conditions privilégiées par les pays industrialisés aux pays en voie de développement ou à des institutions multilatérales. Il s’agit de stimuler l’économie et d’améliorer le niveau de vie des États en développement. Ces apports peuvent être bilatéraux ou multilatéraux. Ils doivent cependant émaner d’institutions publiques nationales (organes de l’État ou organismes agissant pour son compte) ou internationales (FMI, BM, BIRD…). Une liste de 150 États en développement est fixée par l’OCDE sur la base de leur revenu national brut par habitant publié par la Banque mondiale.

La majorité de ces apports prend la forme de dons. Lorsqu’il est question de prêts, ceux-ci doivent impérativement être assortis de conditions de faveur s’apparentant à une forme de don ou d’apports en aide technique. Pour favoriser le développement durable des pays bénéficiaires, l’APD est majoritairement orientée vers des projets liés à leurs besoins fondamentaux : éducation, santé, lutte contre la faim, développement d’infrastructures… À cet égard, les Nations unies élaborent des directives visant à coordonner et à renforcer l’efficacité de l’APD (Objectifs du millénaire pour le développement, Objectifs de développement durable).

Pour respecter la souveraineté des États en développement, l’aide ne doit pas porter atteinte à leur responsabilité principale pour assurer leur propre développement. L’APD doit donc reposer sur la volonté de chaque partie concernée ; sa réalisation ne peut se fonder que sur le consentement des bénéficiaires.