Qu’est-ce qu’une opération de maintien de la paix ?

Une opération de maintien de la paix appartient aux mesures non coercitives et temporaires qui peuvent être décidées par le Conseil de sécurité ou par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle n’est pas dirigée contre un État en particulier, mais vise bien plutôt à créer les conditions favorables à la sauvegarde ou à un retour à la paix. Son déploiement doit donc être accepté par l’ensemble des parties concernées. Ainsi, un accord doit être conclu entre l’État sur le territoire duquel se déploie une telle opération et le Secrétaire général des Nations unies, qui assurera par la suite son suivi.

Ce type d’opérations engagées au nom des Nations unies s’est progressivement imposé dans la pratique à partir de la décision de l’Assemblée générale de créer la FUNU – Force d'urgence des Nations unies – à la suite de l’intervention franco-britannique en Égypte de 1956 ; mais c’est le Conseil de sécurité qui a eu majoritairement recours à ce moyen, dans l’exercice de sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales (par ex. la MINUSS, Mission des Nations unies au Soudan du sud créée en 2011). Le Département des opérations de maintien de la paix des Nations unies supervise la mise en œuvre de ces dernières.

Depuis leur création, 71 missions ont été déployées dans le monde. Mais la multiplication de ces opérations, devenues plus coûteuses, complexes et parfois maintenues de façon prolongée, a pu engendrer des difficultés dans leur gestion. Par ailleurs, certaines missions n’ont pas permis d’enrayer la poursuite des hostilités, ou ont parfois même été entraînées dans une logique coercitive.