Qu'est-ce qu'un médiateur international ?

La médiation appartient aux modes de règlement diplomatique des différends internationaux. Pour le médiateur, l’accord des parties prévaut sur toute autre considération dès lors qu’il ne lèse pas les droits d’un autre sujet de droit international. Son intervention est soumise au consentement des parties au différend. Ce consentement peut faire l’objet d’un accord précisant les conditions dans lesquelles il doit intervenir.

Le médiateur apporte une assistance à la négociation des États qui ont un différend ; il facilite la négociation et crée les conditions favorables au bon déroulement de celle-ci. L’autorité du médiateur (chef d’État, Secrétaire général des Nations unies, groupe d’États…) peut donc jouer le rôle de catalyseur dans le processus de négociation. Il s’agit d’un tiers, mais son intervention n’est pas neutre, car il propose aux parties une base de négociation ou une solution de fond au différend qui les oppose. La solution recherchée tient nécessairement compte des positions en présence, mais peut toujours être refusée par une partie, à l’instar du refus des autorités palestiniennes d’accepter la proposition américaine de janvier 2020 d’un plan de paix pour régler le conflit israélo-palestinien.

L’intervention du médiateur peut être proposée par un tiers, ou demandée par les parties qui s’opposent. Son rôle se déploie tout au long du processus de négociation où il ne cherche pas à imposer une solution mais à rapprocher le plus possible des points de vue opposés. Le médiateur intervient pour orienter et parfois même guider la négociation jusqu’à son terme. L’intervention d’un médiateur garantit le respect de la souveraineté des États qui s’opposent.