Comment s'organise le travail du Conseil économique, social et environnemental ?

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L’essentiel

  • Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est administré par son président, assisté du bureau et du secrétaire général.
  • Le bureau, organe collégial de direction, assure le fonctionnement régulier des travaux du Conseil. Le secrétaire général, outre sa participation au bureau, dirige les fonctionnaires qui travaillent pour le CESE.
  • Sept commissions et deux délégations assurent le travail de préparation des études et projets d’avis.

En détail

Le Bureau est l’organe de direction du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Outre le président du CESE, qui est élu par l’ensemble des membres du Conseil au début de chaque mandat, le Bureau comprend 19 membres élus au scrutin secret, soit un pour chacun des groupes de représentation. Chaque groupe présente à l'élection son candidat ou sa candidate. 

Le Bureau peut être réuni par le président ou sur demande de la moitié de ses membres. 

Ses missions sont les suivantes : 

  • il arrête l’ordre du jour des assemblées plénières ; 
  • il reçoit les demandes d’avis ou d’étude du Gouvernement ou du Parlement ;  
  • il est compétent pour désigner la section chargée de préparer les rapports, les études et les projets d’avis et fixer les points sur lesquels ils porteront ainsi que les délais d'achèvement ; 
  • il peut décider de la création d'une commission temporaire. 

Le secrétaire général est membre du bureau et il dirige les services du CESE. Les questeurs assurent la préparation et l'exécution du budget du Conseil. 

Le travail de préparation des rapports, études et projets d’avis est effectué par les commissions ou les délégations.

Le CESE compte 7 commissions :

  • affaires européennes et internationales ;
  • affaires sociales et santé ;
  • économie et finances ;
  • éducation, culture et communication ;
  • environnement ;
  • territoires, agriculture et alimentation ;
  • travail et emploi. 

Les délégations sont des formations de travail créées pour l’étude de problèmes particuliers ou de questions dépassant le champ de compétence d’une section. Le CESE compte deux délégations : 

  • la délégation aux droits des femmes et à l’égalité ; 
  • la délégation aux outre-mer.

Des commissions temporaires peuvent être créées pour étudier un problème particulier : fin de vie, cannabis, déserts médicaux... 

L’Assemblée plénière réunit deux fois par mois l’ensemble des membres du CESE. Ceux-ci se prononcent sur les avis ou sur les études présentés par le rapporteur désigné par la commission compétente. Les ministres concernés peuvent assister et intervenir pendant les séances.

Les avis ou études font l’objet d’une publication au Journal officiel.

À savoir

La loi organique relative au CESE promulguée le 15 janvier 2021 attribue de nouvelles missions au CESE et réforme sa composition. Parmi les grands changements apportés par la loi : 

  • le CESE peut organiser des consultations publiques sur des sujets économiques, sociaux ou environnementaux, de sa propre initiative, à la demande du Gouvernement ou du président de l'Assemblée nationale ou du Sénat ; 
  • des citoyens tirés au sort et des conseils consultatifs de collectivités locales peuvent participer à ces consultations ; 
  • le nombre de ses membres passe de 233 à 175 (suppression de 40 personnalités qualifiées désignées par le gouvernement) ; 
  • le CESE adopte un code de déontologie. 

En image

  • Le CESE est une assemblée consultative instituée par la Constitution ;
  • 175 membres, représentants d'organisations professionnelles et associatives ;
  • Le CESE conseille les pouvoirs publics en matière économique, sociale et environnementale.
  • Dans ses domaines de compétence :
  • le CESE est saisi : par le Premier ministre obligatoirement pour avis pour tout projet de loi de plan ou de programmation ; par le Gouvernement de tout projet ou proposition de loi, d'ordonnance ou de décret ; par voie de pétition (par au moins 150 000 personnes) ;
  • le CESE peut recourir à la consultation du public à son initiative ou à la demande du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale ou du président du Sénat ;
  • le CESE peut se saisir lui-même sur toute question entrant dans le champ de sa compétence ;
  • le CESE est consulté par le Gouvernement et le Parlement.
Comment s'organise le travail du Conseil économique, social et environnemental ? - plus de détails dans le texte suivant l’infographie
  • Le CESE est une assemblée consultative instituée par la Constitution ;
  • 175 membres, représentants d'organisations professionnelles et associatives ;
  • Le CESE conseille les pouvoirs publics en matière économique, sociale et environnementale.
  • Dans ses domaines de compétence :
  • le CESE est saisi : par le Premier ministre obligatoirement pour avis pour tout projet de loi de plan ou de programmation ; par le Gouvernement de tout projet ou proposition de loi, d'ordonnance ou de décret ; par voie de pétition (par au moins 150 000 personnes) ;
  • le CESE peut recourir à la consultation du public à son initiative ou à la demande du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale ou du président du Sénat ;
  • le CESE peut se saisir lui-même sur toute question entrant dans le champ de sa compétence ;
  • le CESE est consulté par le Gouvernement et le Parlement.

Podcast

Quel est le rôle du Conseil économique, social et environnemental ?

14 mars 2024   - Temps de lecture  3 min

Bonjour, je suis Bertrand, rédacteur pour le site vie-publique.fr, et je vais vous présenter le Conseil économique, social et environnemental.

Alors, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est, avec l'Assemblée nationale et le Sénat, la troisième assemblée reconnue par la Constitution de 1958. A l’origine dénommé Conseil économique et social, la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 complète son intitulé en ajoutant la préoccupation environnementale.

  • Commençons par définir quel est son rôle ?

    La mission première du CESE est de conseiller les pouvoirs publics en matière économique, sociale et environnementale.

    Il est obligatoirement saisi par le Premier ministre pour avis sur les projets de loi de programmation qui entre dans son champ de compétence. Mais il peut être également saisi ou consulté par le Gouvernement sur tout projet de texte normatif.

    Le Parlement peut aussi le consulter. Enfin, le CESE a également le droit de se saisir lui-même.

  • Le CESE dispose-t-il d’un pouvoir de décision ?

    Eh bien non ! Le Conseil n’a pas de pouvoir de décision. Son rôle est uniquement consultatif.

  • Qui siège au CESE ?

    Le CESE comprend actuellement 175 membres répartis en quatre grandes catégories. 52 de ses membres représentent les salariés, 52 les entreprises, les exploitants agricoles, les artisans mais aussi les professions libérales, les mutuelles, les coopératives et les chambres consulaires, 45 membres représentent le monde associatif et 26 autres les organisations environnementales.

  • Alors, le CESE est parfois comparé à un forum de la société civile, mais pourquoi ?

    Cette comparaison tient évidemment à sa composition mais aussi aux modalités de sa saisine. Ainsi, la loi organique du 15 janvier 2021 élargit les possibilités de consultation du public par le CESE en tant que conseiller des pouvoirs publics.

    Le CESE peut, à son initiative également recourir à la consultation du public dans les matières relevant de sa compétence. Les modalités de participation du public aux travaux doivent présenter des garanties de sincérité, d’égalité, de transparence et d’impartialité.

    Par ailleurs, le CESE peut être saisi par voie de pétition de toute question à caractère économique, social ou environnemental. Elle est présentée par au moins 150 000 personnes âgées de 16 ans et plus, de nationalité française ou résidant régulièrement en France.

  • Quels sont les travaux les plus importants rendus par le CESE ?

    Le CESE remet chaque année un rapport annuel sur l’état de la France sur les thèmes qui le concernent. Ainsi, le rapport 2022 préconise par exemple d’accentuer la transition écologique. D’une manière générale, il nourrit la réflexion sur les grands débats publics comme ceux sur la fin de vie, ou les inégalités de genre.

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