L’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East ou Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) est l’agence de l’ONU dédiée aux réfugiés palestiniens. Sa création en 1949 fait suite à la guerre israélo-arabe de 1948 et à l’exode de centaines de milliers de Palestiniens vers les pays arabes voisins, épisode retenu dans la mémoire collective comme la « Nakba », la catastrophe. Parallèlement à cette création, l’Assemblée générale adopte la résolution 194, selon laquelle une solution durable à la question des réfugiés passe par un droit au retour. Mais celui-ci reste non appliqué.

L’existence de l’UNRWA marque la singularité de la situation palestinienne, dont les réfugiés sont les seuls à ne pas dépendre du HCR, créé l’année suivante. Sa définition d’un réfugié palestinien est elle aussi spécifique : il s’agit d’une personne dont le lieu de résidence habituel était la Palestine entre le 1er juin 1946 et le 15 mai 1948, et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit de 1948. Par ailleurs, la définition de réfugié de l’UNRWA inclut également les descendants des réfugiés de 1948, contrairement à celle du HCR pour les autres réfugiés. Ainsi, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de 750 000 en 1950 à plus de 5 millions aujourd'hui.

Créée pour être une agence temporaire, l’UNRWA voit son mandat renouvelé tous les trois ans par l’Assemblée générale de l’ONU. Financièrement, elle est largement soutenue par les donations d’États ou d’organisations régionales. L’annonce par Donald Trump en août 2018 que les États-Unis, principal contributeur de l’Agence (350 millions de dollars en 2017, puis 60 millions en 2018), cessaient leur financement a aggravé sa situation financière déjà difficile.