Coopération, aide au développement : quelles différences ?

Coopération et aide au développement ont pour objectif commun de combattre la pauvreté, de répondre aux besoins fondamentaux de la population, de protéger l’environnement, de veiller à l’égalité des sexes et de promouvoir le développement durable dans les pays en développement. Elles concernent les ressources et les compétences mises à disposition de ces derniers par les États ou les organisations multilatérales. Elles peuvent être nationales et internationales.

Néanmoins, le Conseil économique et social de l’ONU a une approche plus large de la coopération au développement, qui intègre la majorité des aides au développement (publiques ou privées). Il la caractérise ainsi en fonction de quatre critères :

  • le soutien explicite aux priorités de développement ;
  • une finalité autre que le profit ;
  • la création de nouvelles opportunités pour les pays en développement (techniques de discrimination positive) ;
  • l’instauration d’une coopération entre égaux dans le respect de leur souveraineté.

Ce type de coopération peut concerner des transferts financiers (par exemple, subventions) ou en nature (par exemple, alimentaires), le renforcement des capacités (la coopération technologique, les ressources organisationnelles et humaines, le partage des expériences politiques) et l’évolution des politiques publiques pour éviter le phénomène de dépendance à l’aide extérieure.

Les instruments et les approches de la coopération au développement débordent largement les différents types d’aide (financement de la lutte contre le réchauffement climatique, coopération avec des acteurs non gouvernementaux, coopération triangulaire ou Sud-Sud…).